Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
QUE PUIS-JE SAVOIR ?

S’essayer à déchiffrer l’époque

La ville de nulle part

Publié le 5 Mars 2015 par Jean Mirguet in Villes

Dans un de ses récents posts, LAist daily, une newsletter consacrée, entre autres, à la vie culturelle agitant Los Angeles, évoque vingt romans ayant à coeur de raconter une Los Angeles différente des clichés qui, trop souvent, caricaturent cette mégapole … de quoi ravir les amoureux de la Cité des Anges, « ville de lumière et de péché », comme la qualifiait Orson Welles.

Cette Ville de Nulle Part (Alison Lurie) a inspiré de multiples écrivains, autant pour l’aduler que pour l’exécrer. Aussi, l’authentique identité de Los Angeles s’est-elle forgée dans une incroyable et florissante culture, malheureusement trop peu connue. Compte-tenu de la profondeur et de l’ampleur de son héritage littéraire, cette ville s’est dotée d’une richesse incomparable, avec laquelle aucune autre ville ne peut rivaliser.

En conséquence, quelle meilleure manière d’aimer cette ville que de lire cette vingtaine de romans. Imaginez Los Angeles sans sa culture littéraire : que serait une vie à Bunker Hill sans John Fante et Demande à la poussière ? Ou marcher dans Downtown sans penser à Raymond Chandler ? Le paysage angelinien serait-il aussi étonnant, fabuleux et surréaliste sans le Zeroville de Steve Erickson ou Vice Caché de Thomas Pynchon ?

La vingtaine de romans dont la liste suit prouve que Los Angeles est loin de l’image stéréotypée qui habituellement la représente. Cette Babel s’est montrée capable d’inspirer, d’enchanter et de rendre célèbres les écrivains qui sont devenus les plus impitoyables et féroces critiques des poncifs qui la caricaturent.

Southland, de Nina Revoyr

Le Dernier Nabab, de F. Scott Fitzgerald

The Loved One, de Evelyn Waugh

Temps Futurs, de Aldous Huxley

Vice Caché, de Thomas Pynchon

Le Diable en Robe Bleue, de Walter Mosley

Zeroville, de Steve Erickson

American Prophet, de Paul Beatty

Laurier Blanc, de Janet Fitch

Moins que zéro, de Bret Easton Ellis

La Maison des Feuilles, de Mark Danielewski

Le Dahlia Noir, de James Ellroy

America, de T.C. Boyle

L’Incendie de Los Angeles, de Nathanael West

La Medusa, de Vanessa Place

Le Postier, de Charles Bukowski

Demande à la poussière, de John Fante

Le Grand Sommeil, de Raymond Chandler

Maria avec et sans rien, de Joan Didion

Mildred Pierce, de James M. Cain

La ville de nulle part
Commenter cet article

Olivier 05/03/2015 16:18

Sinon il y aussi Goodis…
Pour l'anecdote et si on regarde bien la photo, c'est dans l'immeuble qui longe l'Angels Flight sur le coté gauche du tunnel (à l'époque sur 3rd Street et déplacé dans les années 70 plus à l'ouest) qu'a habité Fante pendant quelques mois. Sa chambre donnait sur les rails.

Jean Mirguet 06/03/2015 00:21

David Goodis, écrivain américain de romans noirs