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QUE PUIS-JE SAVOIR ?

S’essayer à déchiffrer l’époque

Go for broke à Bruyères

Publié le 23 Décembre 2012 par Jean Mirguet

En 1942, lorsque les autorités militaires américaines forment des bataillons de volontaires Japonais, les jeunes s’engagent pour prouver leur loyauté avec espoir de retrouver une place dans la société américaine. 4500 volontaires de Hawai et des camps de concentration sont envoyés dans un camp d’entraînement dans le Mississippi pour former le 100/442 régiment de combat. Il s’agit d’un régiment exclusivement composé de Nisei et encadré par des blancs. Ce régiment adopte comme devise Go For Broke (Jouer le tout pour le tout).

Le baptême du feu du 100/442ème aura lieu lors de la campagne d’Italie. Ils participent à chaque bataille : Naples, Cassino, Anzio, Piza. Le prix à payer est lourd car, en 15 mois de campagne, il y eut 2800 hommes morts ou blessés au champ d’honneur. La ténacité au combat de ces soldats leur vaut le surnom de « petits hommes de fer ». Pour le général Mark Klark ce sont les meilleurs soldats de l’armée américaine.

L’étape suivante est la libération de la France et la Bataille de Bruyères. Pour la libération de la ville le régiment perdit 1200 hommes sur les 2500 engagés. Deux jours plus tard, à peine reposés ils repartent pour effectuer le sauvetage d’un bataillon Texan qui s’est laissé encercler par la Wehrmacht. Ce sauvetage est certainement la page la plus sanglante de l’histoire du bataillon. Pour sauver les 270 Texans du bataillon perdu. 800 Yankee Samouraï furent sacrifiés. Lors de l’assaut final vers la colline du Trappin des Saules, seuls 23 hommes sur 290 redescendront.

Ce régiment, composé de soldats considérés comme des étrangers ennemis, finira la guerre comme l’unité la plus décorée de l’armée américaine avec 18 000 citations pour conduite héroïque.

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