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QUE PUIS-JE SAVOIR ?

Tenter de percevoir les mouvements profonds qui décident de la marche de l’histoire.

Michel-Ange et le pape

Publié le 25 Septembre 2012 par Jean Mirguet dans Spectacles

J'espère que, comme moi, vous serez écroulés de rire en regardant cette vidéo des Monty Python, enregistrée à l'Hollywood Bowl de Los Angeles. Ne manquez pas d'en faire profiter les amis musulmans, catholiques, juifs, etc...Ça déridera peut-être les plus coincés d'entre-eux, spécialement les bigots qui, il est vrai, ne sont pas des gens spécialement marrants, tout particulièrement en ce-moment.

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Lettre de Philippe Torreton à Mrs Moussaoui et Boubaker

Publié le 23 Septembre 2012 par Jean Mirguet dans Politique

Je retransmets cette très pertinente lettre de Philippe Torreton, publiée le 19 septembre sur son blog :


Chers messieurs Moussaoui et Boubaker,

Autant vous le dire tout de suite je vous trouve plus lamentables que les plus fervents défenseurs d’un Islam radical hurlant leur haine dans les rues du Caire ou de Tunis. Eux au moins peuvent être considérés comme des fanatiques, c’est à dire des êtres conditionnés par des plus malins qu’eux car  le QI d’un fanatique religieux qui hurle devant les grilles d’une ambassade, d’un théâtre parisien ou dans un territoire occupé est en général inversement proportionnel à celui qui les manipulent, eux pour le moins ont la pauvreté, l’illettrisme, ou la peur comme fausse excuse. Mais vous, messieurs Moussaoui et Boubaker vous n’avez pas d’excuse , à moins que l’hypocrisie et la lâcheté en soient une…
Vous, comme les fous de dieux que vous êtes censés combattre en tant que représentants du culte musulman en France, en tant que leaders d’opinion, vous invitez les Musulmans de France à prendre la rue, à jeter des cailloux, à hurler comme des fous en leur disant que ces dessins sont des insultes, et des provocations…
La liberté d’expression ne se discute pas, il n’appartient pas à un Premier Ministre ni à un ministre des affaires étrangères, ni à un prêtre, ni à un Imam, ni à un représentant du culte musulman, ni à un éditorialiste de dire si un journal a raison de publier tel ou tel article, telle ou telle caricature, ni même à vous…. Seule la justice dans les pays libres comme le nôtre peut être saisie afin de juger ensemble s’il y a un délit. En revanche vous avez le droit de ne pas trouver cela drôle, c’est à dire  messieurs, vous pouvez critiquer.
Face aux caricatures de Charlie hebdo, vous auriez dû au pire les ignorer mais en tant que citoyen français vous auriez dû les défendre, oui les défendre, si vraiment l’Islam est une religion d’amour comme vous le dites, et je n’ai aucune raison de ne pas vous croire. Mais alors expliquez à vos ouailles ce que c’est que la tolérance, l’humour, la moquerie…et la critique.
Au lieu de cela vous incitez à la haine messieurs Moussaoui et Boubaker, vous parlez monsieur Moussaoui d’acte islamophobe à propos de ces caricatures mais les dessinateurs de Charlie hebdo n’interdisent pas aux croyants de croire, ils s’en moquent. Les dessinateurs de Charlie hebdo ne rêvent pas de voir Israël réduite en cendre mais critiquent la politique israélienne , ils n’interdisent pas  l’accès à l’éducation aux jeunes filles, ils ne rêvent pas de voir les programmes scolaires passés au crible de la religion , ils ne détruisent pas des lieux de cultes à coups de lance-roquettes dédicacées à Allah. Moi je vous retourne le compliment, vos difficultés à vous situer par rapport aux violences islamistes participent à favoriser l’ islamophobie.
Si demain des excités vont détruire des choses dans les  rues de Paris ce sera à cause de vous et non de Charlie Hebdo, car Charlie Hebdo est dans son rôle contrairement à vous.
Vous, vous devriez condamner la haine sans assortir constamment vos propos fades d’un “mais” ce petit mot des condamnations molles, je condamne les manifestations contre les ambassades américaines “mais”il faut reconnaitre que…
Quand on condamne il n’y a pas de mais….
La vérité c’est que dans votre tête vous n’avez pas encore assimilé l’Islam en Démocratie, vous avez peur de la foi non pratiquante, la foi intime qui ne regarde que celui qui croit, la foi qui ne donne pas de leçon aux autres, qui n’a pas besoin de costumes ni de postures pour exister, vous n’avez pas assimilé vous qui vivez en France pourtant la Démocratie, la République ni la Laïcité…
En fait l’islamophobie est votre fond de commerce, car elle resserre les rangs en même temps qu’elle fait serrer les poings, vous avez peur de la foi privée, de la “croyance vue de ma fenêtre”, celle qui a fait déserter les Églises françaises, car ce qui les remplissait ce n’était pas la foi mais l’endoctrinement, il en va de même pour les mosquées. Un jour des musulmans n’auront pas peur de dire qu’ils sont croyants et qu’ils mangent du porc et boivent de l’alcool, un jour des musulmans n’auront pas peur de dire que le ramadan est un souvenir lointain, que l’on peut croire sans bêler, que l’on peut croire sans rites et que personne n’a le pouvoir ni l’autorité de juger la foi de l’autre.
Au nom du peuple français et de ses valeurs, je vous demande donc de revenir sur vos condamnations et vos caricatures verbales et verbeuses, je vous demande de soutenir la liberté d’expression en expliquant aux excités de la crise de foi que des dessins même les plus crus ne peuvent pas abimer l’Islam, que ces dessins sont la preuve que votre opinion sera protégée par la loi… Et expliquez le ensuite à ce gouvernement de gauche, aux journalistes CSP+ qui pèsent le pour et le contre, croyant faire ainsi leur métier mais ne se rendant pas comptent qu’ils se tirent une vraie balle dans le pied. Expliquez le aussi aux Évêques de France qui en vous comprenant espèrent regagner une audience perdue.

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L'Islam enchanteur

Publié le 20 Septembre 2012 par Jean Mirguet dans Politique

Tout le monde (ou presque) aura vu le dessin de Charb qui fait la couverture de Charlie Hebdo de ce mercredi 19 septembre : il représente l’affiche de la sortie de Intouchables 2. On voit un rabbin valide, tout de noir vêtu, qui pousse le fauteuil roulant d’un imam handicapé, identique à son collègue mais vêtu de blanc. Réplique des deux dévots : « Faut pas se moquer ! ». C’est drôle, désopilant, spirituel, jubilatoire.

À l’intérieur de l’hebdomadaire, c’est un vrai festival de caricatures d’islamistes (plutôt que de Mahomet d’ailleurs), toutes plus tordantes les unes que les autres.

On connaît les réactions : majoritairement de solidarité avec Charlie, du moins en France sauf celles, déplorables, faux-cul, langue de bois du Premier Ministre socialiste Ayrault et de son ministre des Affaires Etrangères Fabius qui se sont interrogés sur la pertinence, dans le "contexte actuel", de la publication de caricatures de Mahomet par l'hebdomadaire satirique. Dans les pays arabes dominent évidemment les condamnations, que ce soit celles du porte-parole des Frères Musulmans en Egypte estimant que les caricatures insultent tout un peuple ou celles du parti tunisien Ennahda qui « condamne cette nouvelle attaque contre la personne du Prophète » ou encore celles de la Ligue Arabe qui parle de « dessins choquants et honteux ».

C’est manifestement beaucoup plus jouissif de s’exciter sur l’absence dans notre pays du délit de blasphème que de faire état de l’ouverture, cette semaine, du nouveau département du Louvre consacré aux Arts de l’Islam, célébrant l’extrême raffinement de l’art islamique et l’influence qu’il a exercé sur les Français pendant des siècles (voir le reportage diffusé sur Arte, le mercredi 26 septembre en soirée : « La main tendue : les arts islamiques au Louvre »).La Pyxide

« Les arts islamiques réenchantent le Musée du Louvre » titre Télérama, le musée abritant aujourd’hui l’une des plus belles collections du monde. On y apprend d’ailleurs que la croyance selon laquelle l’art islamique se distingue par son caractère non figuratif est erronée puisque deux des chefs d’œuvre de la collection du Louvre, la Pyxide d’al-Mughira et le Baptistère de Saint-Louis, en sont la réfutation ... comme les dessins de Charb et de ses collègues dessinateurs ?

De la même façon que les Arts Islamiques sont un réenchantement, les dessins de Charlie Hebdo sont une réjouissance pour l’esprit, en ceci qu’ils dénoncent la stupidité, non des musulmans mais de l’obscurantisme des extrémistes religieux, d’où qu’ils viennent comme ils dénoncent « l’étincelle de connerie dans un gigantesque entrepôt de misère et d’ignorance » (Télérama) de L’Innocence des Musulmans ... qui n’a rien à voir avec le génial Vie de Brian des Monthy Piton.

Bravo et merci au journal satirique d’avoir sorti ce numéro courageux. Qu’il continue à dire non aux dessins ayant la couleur et la saveur des ennuyeux niqab

Il n’y aucune raison de s’excuser ou de faire appel au sens des responsabilités comme on l’entend ici et là. Aucune raison de se coucher devant des fanatiques qui n’attendent que cela : qu’on s’écrase. Si tel était le cas, ils auraient gagné.

Il n’y a pas à transiger sur le droit à l’irrévérence, sur le droit de brocarder les bigots, les tartuffes et leurs religions.

Rire, bordel de Dieu ! clame l’éditorial de Charb qui écrit :

Peins un Mahomet et tu meurs.

Dessine un Mahomet rigolo, tu meurs.

Gribouille un Mahomet ignoble, tu meurs.

Réalise un film de merde sur Mahomet, tu meurs.

Tu résistes à la terreur religieuse, tu meurs.
Tu lèches le cul aux intégristes, tu meurs.

Prends un obscurantiste pour un abruti, tu meurs.

Essaie de débattre avec un intégriste, tu meurs.

Il n’y a rien à négocier avec les fascistes.

La liberté de nous marrer sans aucune retenue,

La loi nous la donnait déjà, la violence systématique

des extrémistes nous la donne aussi.

Merci, bande de cons.

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Entre-deux

Publié le 19 Septembre 2012 par Jean Mirguet dans Poésie

J’ai déjà évoqué dans ce blog le travail de François Jullien, philosophe sinologue, penseur de l’entre-deux séparant la pensée gréco-européenne de la pensée chinoise. Il ne s’agit pas pour lui de penser les différences entre l’Europe et la Chine mais de sortir de l’Europe et, en tirant parti de l’extériorité de la pensée chinoise, attraper notre impensé d’Européen.

En février dernier, François Jullien publiait chez Grasset, Cinq concepts proposés à la psychanalyse. Ces cinq approches font deviner certains aspects de la psychanalyse laissés dans l’ombre par son inventeur, déterminé qu’il était par l’outillage intellectuel européen.

À la fin de son livre, François Jullien développe le concept de « transformation silencieuse », qui rend compte du processus à l’œuvre dans une cure psychanalytique : il s’agit d’opérer des déplacements en soi-même afin, écrit-il, qu’on ne soit plus « retenu en arrière » et que, de nouveau, il devienne possible d’avancer. C’est ainsi que l’analysant se découvre être différent alors qu’il est toujours le même, la transformation silencieuse qui opère en lui, à son insu, faisant son chemin dans l’ombre jusqu’à ce qu’un jour, elle projette en pleine lumière une de ses manifestations qui, alors, fait événement.

Dans ce progrès, écrit François Jullien, un mouvement s’extrait de l’insaisissable et point dans la conscience. Il sort de l’imperceptibilité, au stade du « subtil » et de l’ « infime », au moment où son amorce commence à s’entendre dans le monde sensible.

Quelque chose affleure qui de latent devient manifeste. Dans ce passage de l’un à l’autre, on pense à ce qu’écrit Lacan dans sa préface à L’Eveil du Printemps de Franck Wedekind, à propos du problème qu’est pour les garçons de faire l’amour avec une fille : « Ils n’y songeraient pas sans l’éveil de leurs rêves ».

 

Dans la pensée chinoise, latent et manifeste ou latent et patent, pour reprendre les termes de Jullien, font couple comme le yin et le yang.

Entre l’un et l’autre se déroulent des transformations souterraines, qui à l’image de ce qui se passe dans une psychanalyse, font venir à la surface des évidences qui, jusqu’alors, étaient restées larvées. Du latent au patent s’opère un passage : celui du « pas encore » au « déjà là ».

Il y a entre le latent et le patent un espace, une transition, un intervalle, un entre-deux.

Or, penser l’entre-deux implique de ne pas se contenter de penser avec le seul critère de la différence, de la frontière qui départage ce qui est de ce qui n’est pas ou de l'affrontement : homme ou femme ? autochtone ou étranger ? vie ou mort ? psychanalyse ou comportementalisme ? gauche ou droite ? Hollande ou Sarkozy ? ...etc, etc.

La logique binaire occidentale du ou bien... ou bien avec la frontière comme indice d’un intérieur et d’un extérieur ou d’un ici et d’un ailleurs ou d’un avant et d’un après n’est pas suffisante pour rendre compte de ce qui se passe quand on rencontre un événement qui fait qu’après, ce n’est plus comme avant.

Ainsi en va-t-il du passage du seuil entre vie et mort. Ce franchissement étonne Socrate qui, dans le Phédon, est surpris de ce que le un et le deux n’aient pas de rapport : « Lorsqu’un plus un font deux, lequel des deux un s’est transformé pour faire deux ? Le premier ou le second ? ». Il cherche une différence entre les deux un là où il y a un entre-deux à explorer.

Un sage chinois, convaincu de l’existence du continuum et n’envisageant pas la confrontation entre des opposés car attentif à cet « entre » où tout se passe, ne se serait jamais posé une telle question.

 

Peut-être le haïku est-il la forme poétique la plus aboutie permettant au voyageur d’explorer ce presque rien de l’entre-deux dans lequel se déploie le passage du latent au patent. "Il n'y a rien à ajouter au haïku qui vient éclore sur les lèvres du voyageur" écrit Maurice Coyaud dans Fourmis sans ombre, le Livre du haïku, ; "il n'a pas besoin d'une syllabe de plus pour dire ce qu'il a à dire ; rien ne saurait l'augmenter, lui donner davantage de sens : il est, tel quel, autorité pure, qui n'a elle-même à s'autoriser de rien".

Et c’est tel quel, sans en dire plus qu’il ne faut, que la mère écrit ce tercet :

Retour de voyage –

mon enfant dit

tu n’as plus le même goût

                            MAM

 

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Dieu, encore ?

Publié le 12 Septembre 2012 par Jean Mirguet dans Philosophie

Dieu, encoreJ’ai beaucoup de plaisir à annoncer la sortie de Dieu, encore ?, le livre que Michel-Yvon Brun vient de publier aux éditions Liber.

 

Philosophe de formation, Michel pratique la psychanalyse en Lorraine depuis plus de trente ans. Il est passionné par la pensée  orientale, le yoga en particulier, qu’il enseigne depuis de nombreuses années. Auteur d’articles parus dans diverses revues de psychanalyse, on lui doit également une thèse de doctorat en philosophie portant sur la problématique comparée de l’inconscient dans le yoga et la psychanalyse.

 

Dans la présentation des « jalons pour une théologie négative contemporaine », l’auteur estime que la relation au divin n’est pas dépassée car elle nourrit notre existence dans ce qu’elle a de plus profond. Pourtant, le mode de représentation de Dieu qu’on nous en propose est une insulte à la raison et débouche sur des énoncés aporétiques. Aussi, pour expurger la figure de Dieu de son excès d’anthropomorphisme, Michel-Yvon Brun lui substitue la proposition d’une théologie négative, élaborée au terme d’une critique psychanalytique et sociologique. La théologie négative, ou apophatisme, ne s’attache à aucune image de Dieu. Elle est bien connue de quelques-uns de nos grands mystiques occidentaux dont Maître Eckart n’est pas le moindre. Et par-delà les océans lui répondent le Yoga, le Védanta, le bouddhisme, ou encore le taoïsme, autrement dit l’universel d’une sagesse que l’on peut qualifier de « non duelle ». Fécondée par sa relation à la « vacuité », via l’Extrême-Orient, la théologie négative est appelée à se décentrer de la morale religieuse  traditionnelle pour s’ouvrir à une nouvelle éthique susceptible de réconcilier l’homme avec les multiples aspects de la réalité. Elle apparaît comme une voie possible pour enfanter cette sagesse dont nous avons aujourd’hui le plus grand besoin. Un sage, qu’on appellera « non-sujet », c’est-à-dire un être à la fois désencombré de lui-même et d’un Dieu fantoche, pourrait en être le support et le modèle.

 

Michel-Yvon Brun sera présent au Livre sur la Place à Nancy, au stand des éditions La Dragonne, à partir du vendredi 14 septembre.

Vous pourrez également l’écouter et échanger avec lui lors d’une rencontre qui se déroulera le samedi 22 septembre après-midi, aux Prés-Français dans les Vosges, où il interviendra avec le philosophe Thierry Receveur sur le thème : « De quoi la mort est-elle le nom ? » (renseignements : jeanmirguet@yahoo.fr)

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La page blanche, par le Théâtre au noir

Publié le 10 Septembre 2012 par Jean Mirguet dans Spectacles

la page blanche

  Après trente ans d'existence, le Théâtre au noir nous fait le coup de

LA PAGE BLANCHE

Epopée burlesque et tragique

 

Les mercredi, jeudi, vendredi, samedi 26/27/28/29 septembre à 20h30

Les mercredi, jeudi, vendredi 3/4/5 octobre à 20 h 30

Le dimanche 7 octobre à 16 h

 

Théâtre d'essai de Lillebonne

14, rue du Cheval Blanc à Nancy

www.mjclillebonne.org

 

Vivace - Notre temps est compté et tu bavasses!

Adagio - Ah non, hein!… pas le coup du temps… après ce qui s’est passé...

Vivace - …la faute à qui ! ?

Adagio - Oui, parfaitement, la faute à qui ?… je te le demande, hein ? La faute à qui ?

Vivace - Aux enculeurs de mouches !…

 

Pseudo homme d’action d’un côté et véritable enculeur de mouches de l’autre, Vivace et Adagio cherchent un lieu d’embarquement dans un monde où tout est appelé à disparaître… jusqu’aux mots.

La vague finale les engloutira-t-elle… ou permettra-t-elle de tout réécrire?

 

Avec :

Daniel Gintzen Vivace

Rémy Louis Adagio

Pour l’oeil, la plume et l’univers scénographique : Jacques Rimbert

Costumes : Eléonore Daniaud

Décor : Julien Hoffmann

Manolo Canton

Lumière et son : Martin Rumeau

Affiche : Sabine Pocard

Maquette affiche et flyer : Philippe Malburet

 

Merci à la MJC Lillebonne

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L'indemnité de représentation des parlementaires : un petit plus bientôt sous contrôle ?

Publié le 6 Septembre 2012 par Jean Mirguet dans Politique

Indemnité de représentationSelon Wikipedia, Avaaz.org est une ONG internationale d'activisme en ligne, fondée en 2007. Se présentant comme une «communauté démocratique supranationale», Avaaz se donne pour mission de « fédérer les citoyen(ne)s de toutes les nations pour réduire l'écart entre le monde que nous avons et le monde voulu par le plus grand nombre et partout ».

Concrètement, il s'agit d'encourager les citoyens à utiliser toutes sortes de moyens de communication afin de faire entendre leurs opinions aux preneurs de décisions (gouvernements, mais aussi entreprises, organisations extra-gouvernementales...) et de les inciter à agir lorsqu'ils estiment qu'une prise de décision est nécessaire et urgente.

Avaaz promeut ainsi une mobilisation citoyenne massive au moyen d'Internet, également appelée cyberactivisme, qui repose sur l'idée qu'une grande masse d'efforts individuels peut se combiner pour produire une puissante force collective.

Ricken Patel, citoyen anglo-canadien, en est le directeur exécutif. Il est membre du Think Tank Res Publica et a été déclaré Ultimate Gamechanger in Politics (un de ceux qui bousculent le mieux la donne politique) en 2009 par le Huffington Post et Young Global Leader (jeune leader global) par le Forum économique mondial.

 

Le mouvement Avaaz s’est mobilisé à de multiples reprises pour accroître la transparence financière dans le monde politique, notamment en Italie où il a obtenu la transparence totale des revenus et dépenses du gouvernement.

Aujourd’hui, faisant suite à l'Association des Contribuables Associés  qui, en juin dernier, a déposé plus de 24000 pétitions sur la boîte mail de Claude Bartolone, il dénonce l’usage par certains députés de leur indemnité de représentation de 6412 euros et a l’ambition de mettre à l'épreuve notre nouvelle Assemblée et son nouveau Président, pour provoquer un changement dans le comportement des hommes politiques.

Il appelle à la signature d’une pétition qui sera remise, lundi, à l'occasion de la rentrée parlementaire.

 

Quid de cette indemnité de représentation ?

Chaque mois, les députés jouissent du versement de cette indemnité qu’ils dépensent sans qu’aucun contrôle ne soit exercé.

Certains députés, peu regardants, ont dilapidé l’argent public en séances d’hypnose, cadeaux de Noël et grands restaurants ! C’est ainsi qu’un député de l’Ardèche a été épinglé en mai dernier pour s’être payé des vacances en famille avec son indemnité de représentation.

Or, Claude Bartolone, le nouveau président de l’Assemblée nationale, a promis une Assemblée “transparente, exemplaire, irréprochable”.

Cet été, un amendement a été déposé, visant à rendre imposable la « part de cette indemnité de frais de mandat non utilisée à des fins professionnelles », en considérant que du point de vue fiscal, il s’agissait alors d’un revenu imposable et en conséquence rentrant dans l’assiette de l’impôt sur le revenu.  Il a été repoussé en Commission des Finances par 17 députés sur 20, au principe qu'il ne représentait qu'une fraction réduite de l'indemnité perçue par eux, soit - excusez du peu !- 44,39 millions d'euros par an, rien que pour l'Assemblée nationale !

 

Les élus ont besoin d'un salaire et ont des dépenses légitimes comme des repas de travail, des réunions, des déplacements. Mais l'opacité crée la suspicion, et les dépenses forfaitaires, sans contrôles ni reçus, font suspecter de possibles détournements d'argent public.

En période d'austérité budgétaire, ce n'est évidemment pas acceptable et l'exigence de transparence s'applique à tous.

Donc, n'hésitez pas et signez en vous rendant sur http://www.avaaz.org/fr/petition/Deputes_la_transparence_maintenant/?bbQqRab&v=17588

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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