Via la sphère médiatique, tout le monde sait que la jeune Mila, âgée de 16 ans, vient de vertement répliquer par des propos blasphématoires ciblant l’Islam à un harcèlement sexuel outrancier qui avait fini par l’exaspérer. Et ce qui aurait dû demeurer une affaire privée a connu une telle enflure que Mila a fini par faire l’objet d’innombrables menaces de mort sur les réseaux sociaux. L’opinion s’en est émue. Jusqu’à une ministre, qui , mise au courant, s’est pris les pieds dans une erreur de logique en désignant sur les ondes le blasphème comme une atteinte à la liberté de conscience. Et la justice s’est même emparée de l’affaire au point que Mila aurait pu être poursuivie pour incitation à la haine raciale. Mais, de manière avisée, le Parquet de Vienne a décidé de classer sans suite l’enquête entamée sous ce chef d’accusation.Au-delà de ce remue-méninges nauséeux il me parait utile de revenir sur les accusations de racisme en général qui sont le plus souvent une facilité pour tenter de museler toute critique comportementale, religieuse, ou idéologique visant un groupe humain ou des individus en particulier. Le terme de racisme a été dévié de son sens originel. Il a connu une extension abusive, sachant qu’il désigne initialement un jugement de valeur stigmatisant l’infériorité supposée d’une race par rapport à une autre . Nous en avons l’illustration parfaite avec Arthur de Gobineau et son Essai sur l’inégalité des races paru en 1853.Il est notoire que Gobineau a largement contribué à inspirer les théories nazies et le fantasme d’une race supérieure dont les sujets les plus représentatifs seraient les Aryens blonds aux yeux bleus, et dolicocéphales.Il aura fallu attendre un certain nombre d’années et d’avancées scientifiques, notamment en matière d’anthropologie et de génétique, pour démontrer qu’il n’y avait qu’une seule race humaine se subdivisant en de multiples ethnies. Sans qu’il soit désormais possible de prouver que telle ou telle ethnie soit supérieure ou inférieure à une autre en raison de ses caractéristiques morphologiques, intellectuelles, ou culturelles. Et sauf preuve du contraire, nous savons que le berceau de l’humanité est l’Afrique, à partir de laquelle l’espèce humaine a migré sur toute la surface de la planète.Il serait en outre stupide de qualifier de racisme la critique des exactions commises par les islamistes chiites d’Iran au nom de la Charia, quand on sait que les Iraniens appartiennent majoritairement au groupe dit « caucasien », qui est le même que celui des européens de souche...En conclusion, l’expression de la liberté de penser, au prix de l’accusation de racisme, ne doit pas craindre de froisser quelques « susceptibilités ». L’auto-censure sous prétexte de racisme est une lâcheté sociologique qui profite aux extrémistes de tous poils. Quant à « ne pas mettre d’huile sur le feu », c’est renoncer à l’exercice de la pensée critique au nom d’un alibi, la paix sociale. Mais nos dirigeants ne veulent pas savoir que leur électorat est fragile et que certains citoyens commencent à s’armer, au propre ou au figuré, en prévision de la prochaine Saint Barthélemy.
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