C’est volontiers que je publie ce commentaire de Michel Brun. Décidément, rien n’arrête la crapulerie de ces campagnes publicitaires, obscur poison de la jouissance consommatrice faisant feu de tout bois pour vendre des bagnoles.
Il y a quelques jours, c’était la commémoration de l’attentat de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher. À la suite de ce massacre une vague d’indignation s’était propagée dans toute la France, accompagnée du slogan : « Je suis Charlie ».
Quelle ne fut pas ma stupeur de voir apparaître aujourd’hui à la télévision un écran publicitaire pour une voiture de luxe, affichant : « Je suis Audi ». Il faudrait être bien naïf pour croire que cette coïncidence temporelle est un pur hasard.
L’imagination des acteurs du marketing est sans limite lorsqu’il s’agit de manipuler le consommateur. Au point de ne pas hésiter à utiliser un procédé pour le moins ignoble afin de frapper les esprits.
Et je ne crois pas que l’allusion à un massacre soit le meilleur argument pour vendre une voiture. Mais l’argent et l’éthique n’ont jamais fait bon ménage.
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