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QUE PUIS-JE SAVOIR ?

Penser ce qui se passe et ce qui nous arrive, pour faire grandir

politique

Délicieux duel

Publié le 5 Décembre 2012 par Jean Mirguet dans Politique

La relation entre Copé et Fillon, tout du moins le duel que les médias relaient, évoque irrésistiblement la matrice que Lacan nous a appris à reconnaître dans la relation à l’autre, mon semblable.

Notre image du corps se construit, pour l’essentiel, à partir de l’image du corps que nous percevons de nous-mêmes dans le miroir : l’autre dans le miroir ou l’image de moi dans le miroir, c’est moi et ça n’est pas moi (je lève le bras droit et c’est la bras gauche qui, dans le miroir, se dresse). Cette relation est dite imaginaire, non parce qu’elle est le fruit de mon imagination mais parce qu’elle a trait à l’image. Elle est ce à partir de quoi le Moi va se constituer comme une totalité.

Je me perçois, je me ressens comme une unité grâce à la médiation de l’image au miroir. Or, cette relation spéculaire est une aliénation, à l’origine d’un « ou bien toi mon semblable ou bien moi », donc à l’origine de l’agressivité propre à la relation narcissique.

 

Dans la concurrence mortifère qui les anime, Copé et Fillon sont entièrement pris dans une telle relation imaginaire, dont on connaît le caractère foncièrement paranoïaque, avec, dans ses formes les plus aiguës, une combinaison de mégalomanie, de grandeur et de persécution.

Les tentatives  de médiation et d’apaisement visant à les rabibocher ont échoué les unes après les autres, faute d’une relation symbolique pacifiante qui en passerait par des échanges de parole. A présent, c'est la lutte à mort qui les anime et les domine. 

 

Pourquoi cette multiplication et cette répétition des ratages ? Dans cet affrontement épuisant, la surenchère commande. Tout  semble opposer ces frères ennemis enchaînés par un lien étonnant qu’aucun tiers ne parvient à couper. Copé et Fillon sont devenus frères inséparables et belligérants insatiables, inassouvissables. A chacun sa volupté, à chacun sa jouissance ! Que le spectacle continue ; encore, encore ! demande le public.

 

Demandons-nous ce qui exige toujours plus de jouissance. Réponse : le Surmoi.

Car le Surmoi est un moraliste sadique qui en demande toujours plus. Il n’aime rien tant que nous bombarder d’exigences impossibles à respecter et ensuite jubiler de notre impossibilité à pouvoir y répondre.

On laisse souvent croire que le Surmoi sert d'appui à la conscience morale ... fadaises ! S'il fraye avec elle, c'est plutôt comme pousse-au-crime. Il est, affirme Lacan, loi insensée qui va jusqu’à être la méconnaissance de la Loi.

 

La crise actuelle à l’UMP témoigne de la difficulté de ce parti à se remettre de la défaite de son chef et à analyser les raisons de cet échec. On fait comme s’il n’y avait pas eu de revers. Il n’y a pas eu, à droite, de bilan critique du quinquennat sarkozyste.

Il est touchant voire pathétique d’entendre les adhérents de l’UMP, leaders et militants de base confondus, exiger un retour au respect des valeurs de la droite : respect de la hiérarchie dans laquelle chacun est censé rester à la place qui est la sienne, culture du chef charismatique, autorité de celui-ci sur le mode du chef à l’autorité naturelle.

S’ajoutent à cette situation les conséquences désastreuses du choix de l’élection démocratique du chef du parti. Il était jusqu’alors nommé ou plébiscité grâce à son charisme ; aujourd’hui, puisque l'époque l'exige, il est élu. Le choix du principe majoritaire a manifestement fragilisé les rapports hiérarchiques organisant traditionnellement le pouvoir au sein de cette famille politique. La pratique démocratique se révèle être un cauchemar pour les croyants à un ordre social hiérarchique, dont le chef autoritaire se doit d’être le garant naturel.

Depuis les élections présidentielles du Printemps, une question vitale se pose à l’UMP : comment maintenir vives les valeurs conservatrices de la droite, raisons de son existence ? Dans l’idéal, en n’oubliant pas les qualités que devrait posséder un chef légitime : la vertu, la prévalence donnée à l’intérêt commun sur l’intérêt personnel, le respect de la loi.

Pourtant, avec les tricheries, manipulations, intox, coups de force, proclamation anticipée de victoire, de ces quinze derniers jours, l’idéal se révèle singulièrement écorné. Les condamnations morales de ces agissements fusent chaque jour, sans que rien ne change. Le recours à la morale politique n’est pas, dans ce contexte, d’un grand secours. Au contraire, plus la morale s’en mêle, plus les censeurs interviennent (voir la tentative de médiation de Juppé ou l’ultimatum de Sarkozy), pire est la crise !

 

On se dit alors que ces abus, ces comportements de brigands doivent bien avoir une fonction. On se dit que ces pratiques d’arrière-cuisine étalées à ciel ouvert sont peut-être nécessaires pour, somme toute, sauver la face et tenter de rétablir l’harmonie au sein du parti.

Ne serait-ce pas ainsi que s’avouerait – à son insu - le cynisme du Surmoi de l’UMP : plus s’étalent les réprobations et les jugements sans indulgence à l’endroit des chefs (c’est-à-dire plus s’affirme la sévérité de la censure), plus ceux-ci renient les valeurs en faveur desquelles ils militent officiellement.

Loin de menacer leur parti, le fonctionnement transgressif ambigü des deux leaders ne constituerait-t-il pas, au contraire, le meilleur soutien, cyniquement pervers et inavoué, à leur domination ?

 

 

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Croyances politiques

Publié le 28 Novembre 2012 par Jean Mirguet dans Politique

UMPL’UMP, ses chefs et ses militants sont des croyants : ils croient à l’unité de la droite républicaine.

Niels Bohr, le physicien danois connu pour être un des fondateurs de la physique quantique, fut un jour visité par un ami. Celui-ci hésitait à franchir la porte de la maison sur laquelle était cloué un fer à cheval, superstition selon laquelle cela porte chance. L'ami dit à Bohr : "Tu es un scientifique de premier rang, comment peux-tu croire à ces superstitions populaires?". "Je n'y crois pas !", répondit Niels Bohr,  "mais quelqu'un m'a dit que ça fonctionne, même si on n'y croit pas !". Autrement dit, il suffit d’être partie prenante de liens collectifs, d’être fidèle à des rituels ou des conventions pour rejoindre la cohorte des croyants. On n’y croit pas vraiment, mais on fait semblant de croire que ça fonctionne puisque cela fait partie de l’ordre symbolique existant.

Tel semble être le statut de la croyance de ceux qui se rassemblent sous la bannière UMP : ils n’ont plus vraiment besoin de croire aux vertus du combat politique, il leur suffit d’agir comme s’ils y croyaient. Ainsi, ils n’auront plus besoin de croire eux-mêmes ! Il va sans dire que ce fonctionnement n’est pas l’apanage de la seule UMP qui a au moins le « mérite » de l’étaler, à ciel ouvert, sur la place publique.

En somme, comme l’avance le philosophe Slavoj Zizek, tirant les conséquences du conseil donné par Blaise Pascal aux non-croyants qui aimeraient croire, quelqu’un qui se met à genoux et prie n’a plus besoin de croire lui-même puisque sa croyance a été objectivée dans l’acte de prier. Il prie donc, moins pour renforcer sa foi que pour s’en débarrasser.

Si mes croyances se déploient dans un rituel, par exemple dans une élection prétendument démocratique, auquel j’obéis machinalement, l’acte que j’accomplis concerne des sentiments, des représentations, des croyances déconnectés de leur fond de vérité. Quand J.F. Copé propose à F. Fillon la vice-présidence de l’UMP, il est clair qu’il fait comme s’il y croyait. Il n’est pas hypocrite, il pense que, vraiment, sa proposition est honnête. Ce que Copé exprime à travers le masque du faux démocrate et qu’il feint de ressentir n’est pas quelque chose de faux : même s’il ne la ressent pas comme vraie, sa proposition n’en est pas moins authentique en un certain sens. Sa vérité s’exprime davantage sous le masque d’un personnage de fiction qu’avec son « vrai moi ».

C’est en quoi, comme l’avance Lacan, « la vérité a une structure de fiction ». Ce qu’il y a de faux dans le feuilleton de l’UMP, c’est que la démocratie qui s’y déploie est aussi réelle qu’une bière sans alcool. Comme dans un roman, « les personnages de cette histoire sont fictifs : toute ressemblance avec des personnages réels serait purement accidentelle ».

La fiction symbolique est trompeuse, mais ne manque pas d’efficacité : Copé prêchant la vertu démocratique est un hypocrite, pourtant si les militants - y compris ceux soutenant Fillon - lui prêtent l’autorité du Parti, ils ne manqueront pas de le soutenir dans sa candidature à l’élection à la Présidence de la République.

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Acte manqué ... très réussi !, par Michel Brun

Publié le 27 Novembre 2012 par Jean Mirguet dans Politique

Qu’est-ce qui préside à la hiérarchisation des informations données en pâture au public par les médias ? L’importance des sujets traités, la chronologie des événements liés à l’actualité ? Ne serait-ce pas plutôt l’impératif de jouissance scopique du sujet et sa marchandisation par la société du spectacle ? Ainsi le donner à voir devient la priorité des priorités ? Panem et circenses...

Mais il arrive parfois que quelque chose se détraque dans ce système pourtant bien rodé et que le réel fasse brutalement intrusion là où on ne l’attendait pas.

 

Journal télévisé du soir à France 2, le 25 novembre 2012 : à  la une de l’info, la guerre des chefs, Fillon et Copé se déchirent, l’UMP ne s’en relèvera pas, etc... Plus tard,  au milieu d’un poignant reportage sur les Restos du cœur apparaissent en surimpression les portraits accolés de Copé et Fillon ! Quelques minutes plus tard, en la personne de la journaliste Marie Drucker, la chaîne s’excuse du surgissement inopiné de cette image, qualifiée de “subliminale”. 

 

Etait-ce délibéré ou accidentel ? Nous ne le saurons sans doute jamais. En revanche ce qui a pu apparaître comme un lapsus de lieu, voire un acte manqué de la part de la chaîne, est en fait un acte réussi. Réussi, car cette relance de la guerre des chefs par portraits interposés, au cœur de l’exposé d’un grave problème de société, donne à penser.

 

Outre l’effet comique, le public aura eu tout loisir, grâce à ce bug, de mesurer l’écart séparant le dérisoire de l’essentiel.

 

Notons que ladite chaîne, lors de son 13h du 26 novembre, développe à nouveau les mêmes sujets… mais en inversant cette fois l’ordre de leur présentation. Est-ce  un hasard ?

 

 

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Discours politique, discours totalitaire. "Moi, la Vérité, je parle", par Michel Brun

Publié le 15 Novembre 2012 par Michel Brun dans Politique

L’intelligence et la déraison sont parfaitement compatibles. Nous connaissons tous le mythe du savant fou qui se décline selon une galerie de personnages allant du professeur Tournesol jusqu’au docteur Frankenstein. Osons un parallèle en matière politique : si nos “géniaux” gouvernants, toutes tendances confondues, n’étaient que de doux dingues, cela ne serait qu’un moindre mal. Malheureusement, leur acharnement à vouloir soutenir contre vents et marées un discours de conviction systématiquement partisan les rend fous voire dangereux. Folie qui dissimule à peine l’une des pires formes de la jouissance, celle de la haine à l’égard d’un adversaire pris pour  ennemi.

 

Je crois me souvenir que c’est à Jean Clavreul que nous devons l’invention de ce pertinent néologisme: “l’orthonoïa”. Selon Clavreul, la plupart de nos leaders politiques seraient des “orthonoïaques”, c’est-à-dire des sujets pris dans une modalité du discours paranoïaque leur laissant croire que, quoi qu’il advienne, ils auront toujours raison. Ce qui se vérifie chaque jour.

 “Moi, la Vérité, je parle”, écrivait Lacan, laissant entendre par là que la question de la vérité était essentiellement une affaire de discours. L’orthonoïaque, quant à lui, prend ce type d’énoncé à la lettre, ce qui est une manière de folie. Et se dressant sur ses ergots, il prétend détenir “La” Vérité avec un grand V, sinon l’incarner. C’est ainsi que se construit la logique du pire, allant de l’abus de pouvoir jusqu’au Goulag.

Mutatis mutandis, on peut en dire autant de l’instance de la loi, même au niveau le plus humble, par exemple lorsqu’un individu se met en posture de vouloir l’incarner au lieu de la représenter. Chacun a probablement en mémoire cette séquence télévisée, diffusée sur une chaîne nationale à une heure de grande écoute, et filmée à l‘insu de ses protagonistes : arrêtée nuitamment à l’occasion d’un contrôle d’identité, et extraite sans ménagement de sa voiture, une femme d’origine maghrébine hurlait de terreur. “Ta gueule, la loi c’est moi ! ”, lui répliqua le policier qui la brutalisait. Folie, à l’état brut (e) !

 

Revenons par ce biais au caractère le plus souvent autocentré, auto-référant et monolithique du discours politique courant pour constater, si l’on s’en tient au clivage droite - gauche, qu’il n’y a pas actuellement en France de réel débat politique. Il n’y a que de l’invective, du dialogue de sourds et de l’affrontement stérile entre orthonoïaques de tendances opposées.

Les exemples sont multiples. J’en prendrai un, celui du “débat” télévisé entre Jean-Marc Ayrault et Nathalie Kosciusko-Morizet, représentant respectivement la gauche et la droite, lors de l’émission télévisée “Des paroles et des actes” sur France 2, le 27 septembre 2012.

On y voit et on y entend NKM stigmatiser et disqualifier avec violence, sans la moindre précaution oratoire, sans nuance, son adversaire politique et le parti qu’il représente. Aucune concession, pas la moindre relativisation. Selon elle, seule la droite détient la vérité, est en mesure de mener une politique cohérente pour redresser la France et contrer les effets de la crise économique. Autrement dit : “tu as tout faux, j’ai tout bon !”.

Que démontre l’absolutisme de son discours ? D’abord la confusion des genres : un adversaire, au sens sportif du terme, est quelqu’un que l’on respecte, même si on le combat. Un ennemi, en revanche, est un être malfaisant qui doit être anéanti. NKM traite JMA en ennemi et non en adversaire, car il s’agit de l’éliminer idéologiquement. On est très loin de l’idéal démocratique qui prend appui sur la reconnaissance de l’altérité de l’autre même si l’on n’est pas d’accord avec lui. Ce n’est pas là le jeu normal de la politique car, en démocratie, la politique ne doit pas être assimilée à la guerre, faute de quoi ce sont les citoyens les plus vulnérables qui en feront les frais.

Ne strictement rien concéder au parti opposé, c’est faire fi de l’impossibilité logique à dire “toute” la vérité. Le discours totalitaire est un discours fou puisque se refermant sur lui-même, dans un déni aggravé de l’altérité.

Il semble que NKM n’ait pas disposé ce soir-là du “SMIC philosophique” convenant à quelqu’un de son niveau. Cela l’aurait probablement aidée à articuler une juste distinction entre croyance et savoir, c’est-à-dire à ne pas prendre ses propos pour vérité... d’Evangile de la droite.

 

L’intelligence, lorsque tout va mal, peut passer par l’union des bonnes volontés, soit le renoncement consenti à une part de son narcissisme, et ce, au profit de l’autre en tant qu’autre. C’est ainsi que l’on peut se mettre à son écoute et retenir  ce qu’il a d’éventuellement constructif à proposer. Mais cela ne semble pas pouvoir s’accorder avec la logique du parti à la française.

En ces temps difficiles où, pour bien des Français, il s’agit plus de survivre que de vivre, un gouvernement d’union nationale aurait-il pu apaiser les esprits ? Devant la mondialisation des problèmes économiques et sociaux et face à la crise, y a t-il vraiment une politique de parti, de gauche ou de droite, qui soit sans équivoque meilleure qu’une autre ? Cela reste à prouver et l’on peut légitimement s’interroger sur la nature de l’ambition politique des représentants du Peuple lorsqu’ils s’acharnent aveuglément à se détruire les uns les autres quand il y aurait tant à faire ensemble.

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Abolition de la peine de mort en Californie

Publié le 7 Novembre 2012 par Coralie Garandeau dans Politique

Lecture
Aux Etats-Unis, on n'a pas voté, hier, que pour élire le président. Il y a aussi des référendums : en Oregon, à Washington ou dans le Colorado, les électeurs devront se prononcer sur la dépénalisation du cannabis et son usage libre.

En Californie, c'est la question de la peine de mort qui a été soumise aux votants. La proposition 34 veut abolir la peine capitale et la remplacer par la prison à vie, sans liberté conditionnelle. Si cette proposition est adoptée, la Californie deviendra alors le 18e état abolitionniste, mais le premier à le faire par la voie électorale. Face à un sujet extrêmement délicat, chaque camp affûte ses arguments.

Un reportage de Coralie Garandeau pour France Info.

A consulter sur http://www.franceinfo.fr/monde/un-monde-d-info/usa-les-differents-sujets-de-la-campagne-americaine-793531-2012-11-06

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Lettre de Philippe Torreton à Mrs Moussaoui et Boubaker

Publié le 23 Septembre 2012 par Jean Mirguet dans Politique

Je retransmets cette très pertinente lettre de Philippe Torreton, publiée le 19 septembre sur son blog :


Chers messieurs Moussaoui et Boubaker,

Autant vous le dire tout de suite je vous trouve plus lamentables que les plus fervents défenseurs d’un Islam radical hurlant leur haine dans les rues du Caire ou de Tunis. Eux au moins peuvent être considérés comme des fanatiques, c’est à dire des êtres conditionnés par des plus malins qu’eux car  le QI d’un fanatique religieux qui hurle devant les grilles d’une ambassade, d’un théâtre parisien ou dans un territoire occupé est en général inversement proportionnel à celui qui les manipulent, eux pour le moins ont la pauvreté, l’illettrisme, ou la peur comme fausse excuse. Mais vous, messieurs Moussaoui et Boubaker vous n’avez pas d’excuse , à moins que l’hypocrisie et la lâcheté en soient une…
Vous, comme les fous de dieux que vous êtes censés combattre en tant que représentants du culte musulman en France, en tant que leaders d’opinion, vous invitez les Musulmans de France à prendre la rue, à jeter des cailloux, à hurler comme des fous en leur disant que ces dessins sont des insultes, et des provocations…
La liberté d’expression ne se discute pas, il n’appartient pas à un Premier Ministre ni à un ministre des affaires étrangères, ni à un prêtre, ni à un Imam, ni à un représentant du culte musulman, ni à un éditorialiste de dire si un journal a raison de publier tel ou tel article, telle ou telle caricature, ni même à vous…. Seule la justice dans les pays libres comme le nôtre peut être saisie afin de juger ensemble s’il y a un délit. En revanche vous avez le droit de ne pas trouver cela drôle, c’est à dire  messieurs, vous pouvez critiquer.
Face aux caricatures de Charlie hebdo, vous auriez dû au pire les ignorer mais en tant que citoyen français vous auriez dû les défendre, oui les défendre, si vraiment l’Islam est une religion d’amour comme vous le dites, et je n’ai aucune raison de ne pas vous croire. Mais alors expliquez à vos ouailles ce que c’est que la tolérance, l’humour, la moquerie…et la critique.
Au lieu de cela vous incitez à la haine messieurs Moussaoui et Boubaker, vous parlez monsieur Moussaoui d’acte islamophobe à propos de ces caricatures mais les dessinateurs de Charlie hebdo n’interdisent pas aux croyants de croire, ils s’en moquent. Les dessinateurs de Charlie hebdo ne rêvent pas de voir Israël réduite en cendre mais critiquent la politique israélienne , ils n’interdisent pas  l’accès à l’éducation aux jeunes filles, ils ne rêvent pas de voir les programmes scolaires passés au crible de la religion , ils ne détruisent pas des lieux de cultes à coups de lance-roquettes dédicacées à Allah. Moi je vous retourne le compliment, vos difficultés à vous situer par rapport aux violences islamistes participent à favoriser l’ islamophobie.
Si demain des excités vont détruire des choses dans les  rues de Paris ce sera à cause de vous et non de Charlie Hebdo, car Charlie Hebdo est dans son rôle contrairement à vous.
Vous, vous devriez condamner la haine sans assortir constamment vos propos fades d’un “mais” ce petit mot des condamnations molles, je condamne les manifestations contre les ambassades américaines “mais”il faut reconnaitre que…
Quand on condamne il n’y a pas de mais….
La vérité c’est que dans votre tête vous n’avez pas encore assimilé l’Islam en Démocratie, vous avez peur de la foi non pratiquante, la foi intime qui ne regarde que celui qui croit, la foi qui ne donne pas de leçon aux autres, qui n’a pas besoin de costumes ni de postures pour exister, vous n’avez pas assimilé vous qui vivez en France pourtant la Démocratie, la République ni la Laïcité…
En fait l’islamophobie est votre fond de commerce, car elle resserre les rangs en même temps qu’elle fait serrer les poings, vous avez peur de la foi privée, de la “croyance vue de ma fenêtre”, celle qui a fait déserter les Églises françaises, car ce qui les remplissait ce n’était pas la foi mais l’endoctrinement, il en va de même pour les mosquées. Un jour des musulmans n’auront pas peur de dire qu’ils sont croyants et qu’ils mangent du porc et boivent de l’alcool, un jour des musulmans n’auront pas peur de dire que le ramadan est un souvenir lointain, que l’on peut croire sans bêler, que l’on peut croire sans rites et que personne n’a le pouvoir ni l’autorité de juger la foi de l’autre.
Au nom du peuple français et de ses valeurs, je vous demande donc de revenir sur vos condamnations et vos caricatures verbales et verbeuses, je vous demande de soutenir la liberté d’expression en expliquant aux excités de la crise de foi que des dessins même les plus crus ne peuvent pas abimer l’Islam, que ces dessins sont la preuve que votre opinion sera protégée par la loi… Et expliquez le ensuite à ce gouvernement de gauche, aux journalistes CSP+ qui pèsent le pour et le contre, croyant faire ainsi leur métier mais ne se rendant pas comptent qu’ils se tirent une vraie balle dans le pied. Expliquez le aussi aux Évêques de France qui en vous comprenant espèrent regagner une audience perdue.

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L'Islam enchanteur

Publié le 20 Septembre 2012 par Jean Mirguet dans Politique

Tout le monde (ou presque) aura vu le dessin de Charb qui fait la couverture de Charlie Hebdo de ce mercredi 19 septembre : il représente l’affiche de la sortie de Intouchables 2. On voit un rabbin valide, tout de noir vêtu, qui pousse le fauteuil roulant d’un imam handicapé, identique à son collègue mais vêtu de blanc. Réplique des deux dévots : « Faut pas se moquer ! ». C’est drôle, désopilant, spirituel, jubilatoire.

À l’intérieur de l’hebdomadaire, c’est un vrai festival de caricatures d’islamistes (plutôt que de Mahomet d’ailleurs), toutes plus tordantes les unes que les autres.

On connaît les réactions : majoritairement de solidarité avec Charlie, du moins en France sauf celles, déplorables, faux-cul, langue de bois du Premier Ministre socialiste Ayrault et de son ministre des Affaires Etrangères Fabius qui se sont interrogés sur la pertinence, dans le "contexte actuel", de la publication de caricatures de Mahomet par l'hebdomadaire satirique. Dans les pays arabes dominent évidemment les condamnations, que ce soit celles du porte-parole des Frères Musulmans en Egypte estimant que les caricatures insultent tout un peuple ou celles du parti tunisien Ennahda qui « condamne cette nouvelle attaque contre la personne du Prophète » ou encore celles de la Ligue Arabe qui parle de « dessins choquants et honteux ».

C’est manifestement beaucoup plus jouissif de s’exciter sur l’absence dans notre pays du délit de blasphème que de faire état de l’ouverture, cette semaine, du nouveau département du Louvre consacré aux Arts de l’Islam, célébrant l’extrême raffinement de l’art islamique et l’influence qu’il a exercé sur les Français pendant des siècles (voir le reportage diffusé sur Arte, le mercredi 26 septembre en soirée : « La main tendue : les arts islamiques au Louvre »).La Pyxide

« Les arts islamiques réenchantent le Musée du Louvre » titre Télérama, le musée abritant aujourd’hui l’une des plus belles collections du monde. On y apprend d’ailleurs que la croyance selon laquelle l’art islamique se distingue par son caractère non figuratif est erronée puisque deux des chefs d’œuvre de la collection du Louvre, la Pyxide d’al-Mughira et le Baptistère de Saint-Louis, en sont la réfutation ... comme les dessins de Charb et de ses collègues dessinateurs ?

De la même façon que les Arts Islamiques sont un réenchantement, les dessins de Charlie Hebdo sont une réjouissance pour l’esprit, en ceci qu’ils dénoncent la stupidité, non des musulmans mais de l’obscurantisme des extrémistes religieux, d’où qu’ils viennent comme ils dénoncent « l’étincelle de connerie dans un gigantesque entrepôt de misère et d’ignorance » (Télérama) de L’Innocence des Musulmans ... qui n’a rien à voir avec le génial Vie de Brian des Monthy Piton.

Bravo et merci au journal satirique d’avoir sorti ce numéro courageux. Qu’il continue à dire non aux dessins ayant la couleur et la saveur des ennuyeux niqab

Il n’y aucune raison de s’excuser ou de faire appel au sens des responsabilités comme on l’entend ici et là. Aucune raison de se coucher devant des fanatiques qui n’attendent que cela : qu’on s’écrase. Si tel était le cas, ils auraient gagné.

Il n’y a pas à transiger sur le droit à l’irrévérence, sur le droit de brocarder les bigots, les tartuffes et leurs religions.

Rire, bordel de Dieu ! clame l’éditorial de Charb qui écrit :

Peins un Mahomet et tu meurs.

Dessine un Mahomet rigolo, tu meurs.

Gribouille un Mahomet ignoble, tu meurs.

Réalise un film de merde sur Mahomet, tu meurs.

Tu résistes à la terreur religieuse, tu meurs.
Tu lèches le cul aux intégristes, tu meurs.

Prends un obscurantiste pour un abruti, tu meurs.

Essaie de débattre avec un intégriste, tu meurs.

Il n’y a rien à négocier avec les fascistes.

La liberté de nous marrer sans aucune retenue,

La loi nous la donnait déjà, la violence systématique

des extrémistes nous la donne aussi.

Merci, bande de cons.

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L'indemnité de représentation des parlementaires : un petit plus bientôt sous contrôle ?

Publié le 6 Septembre 2012 par Jean Mirguet dans Politique

Indemnité de représentationSelon Wikipedia, Avaaz.org est une ONG internationale d'activisme en ligne, fondée en 2007. Se présentant comme une «communauté démocratique supranationale», Avaaz se donne pour mission de « fédérer les citoyen(ne)s de toutes les nations pour réduire l'écart entre le monde que nous avons et le monde voulu par le plus grand nombre et partout ».

Concrètement, il s'agit d'encourager les citoyens à utiliser toutes sortes de moyens de communication afin de faire entendre leurs opinions aux preneurs de décisions (gouvernements, mais aussi entreprises, organisations extra-gouvernementales...) et de les inciter à agir lorsqu'ils estiment qu'une prise de décision est nécessaire et urgente.

Avaaz promeut ainsi une mobilisation citoyenne massive au moyen d'Internet, également appelée cyberactivisme, qui repose sur l'idée qu'une grande masse d'efforts individuels peut se combiner pour produire une puissante force collective.

Ricken Patel, citoyen anglo-canadien, en est le directeur exécutif. Il est membre du Think Tank Res Publica et a été déclaré Ultimate Gamechanger in Politics (un de ceux qui bousculent le mieux la donne politique) en 2009 par le Huffington Post et Young Global Leader (jeune leader global) par le Forum économique mondial.

 

Le mouvement Avaaz s’est mobilisé à de multiples reprises pour accroître la transparence financière dans le monde politique, notamment en Italie où il a obtenu la transparence totale des revenus et dépenses du gouvernement.

Aujourd’hui, faisant suite à l'Association des Contribuables Associés  qui, en juin dernier, a déposé plus de 24000 pétitions sur la boîte mail de Claude Bartolone, il dénonce l’usage par certains députés de leur indemnité de représentation de 6412 euros et a l’ambition de mettre à l'épreuve notre nouvelle Assemblée et son nouveau Président, pour provoquer un changement dans le comportement des hommes politiques.

Il appelle à la signature d’une pétition qui sera remise, lundi, à l'occasion de la rentrée parlementaire.

 

Quid de cette indemnité de représentation ?

Chaque mois, les députés jouissent du versement de cette indemnité qu’ils dépensent sans qu’aucun contrôle ne soit exercé.

Certains députés, peu regardants, ont dilapidé l’argent public en séances d’hypnose, cadeaux de Noël et grands restaurants ! C’est ainsi qu’un député de l’Ardèche a été épinglé en mai dernier pour s’être payé des vacances en famille avec son indemnité de représentation.

Or, Claude Bartolone, le nouveau président de l’Assemblée nationale, a promis une Assemblée “transparente, exemplaire, irréprochable”.

Cet été, un amendement a été déposé, visant à rendre imposable la « part de cette indemnité de frais de mandat non utilisée à des fins professionnelles », en considérant que du point de vue fiscal, il s’agissait alors d’un revenu imposable et en conséquence rentrant dans l’assiette de l’impôt sur le revenu.  Il a été repoussé en Commission des Finances par 17 députés sur 20, au principe qu'il ne représentait qu'une fraction réduite de l'indemnité perçue par eux, soit - excusez du peu !- 44,39 millions d'euros par an, rien que pour l'Assemblée nationale !

 

Les élus ont besoin d'un salaire et ont des dépenses légitimes comme des repas de travail, des réunions, des déplacements. Mais l'opacité crée la suspicion, et les dépenses forfaitaires, sans contrôles ni reçus, font suspecter de possibles détournements d'argent public.

En période d'austérité budgétaire, ce n'est évidemment pas acceptable et l'exigence de transparence s'applique à tous.

Donc, n'hésitez pas et signez en vous rendant sur http://www.avaaz.org/fr/petition/Deputes_la_transparence_maintenant/?bbQqRab&v=17588

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Promesse tenue : la circulaire Guéant est abrogée

Publié le 8 Juin 2012 par Collectif du 31 mai dans Politique

 

Madame, Monsieur,
Pendant des mois, des centaines étudiants et diplômés étrangers ont été victimes d'une politique de rejet des étrangers dont la circulaire Guéant du 31 mai 2011 est l'expression. De nombreux citoyens français se sont battus à leur côté, les parrainant pour les aider à affronter les difficultés administratives, parfois avec succès, parfois dans l'échec. Le Collectif du 31 mai, composé de diplômés étrangers qui ont refusé de se résigner, et Université Universelle, ont partagé ce combat contre la circulaire de la honte.

Ce combat a porté des fruits, d'abord parce que nous avons réussi à sortir de l'impasse des dizaines de personnes désespérées et humiliées par les conditions indignes dans lesquelles on les traitait, ensuite parce qu'il a permis de faire prendre conscience à de nombreux citoyens de l'aberration de la politique d'immigration de la France.

Fidèle à la promesse de François Hollande d'abroger la circulaire Guéant, le nouveau gouvernement a sans tarder pris les mesures que tout le monde attendait. Un an jour pour jour après sa naissance, la circulaire Guéant a été enterrée. Une nouvelle circulaire vient de paraître, destinée à faciliter les démarches des diplômés étrangers, résoudre les problèmes des personnes dont les dossiers sont en attente, présenter une orientation politique nouvelle. Certes ce n'est pas la fin de l'histoire : la loi sur l'immigration devra évoluer, et le gouvernement s'y est engagé.

Nous voulons saluer l'action déterminée de Geneviève Fioraso, Michel Sapin et Manuel Valls. La ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, qui a tenu à faire de l'abrogation de la circulaire Guéant sa première mesure, a invité plusieurs responsables du Collectif du 31 mai et d'Université Universelle autour d'un dîner au Ministère. Elle a évoqué sa vision de l'importance pour notre pays d'attirer des étudiants étrangers, qui selon ses mots deviendront de véritables ambassadeurs et contribueront au rayonnement de la France. Ce fut aussi l'occasion de rappeler les situations concrètes que vivent les étudiants et diplômés étrangers, et d'engager la discussion sur la suite.

C'est l'occasion pour nous de saluer le courage du Collectif du 31 mai, et à remercier tous ceux qui se sont mobilisés ces derniers mois, de la signature de l'appel à l'action auprès des (étrangers) jeunes diplômés. Le travail pour transformer les conditions d'accueil des étrangers ne fait que commencer, nous y prendrons toute notre part. Les conditions sont aujourd'hui enfin réunies pour qu'il puisse se dérouler dans la confiance et le respect.
Jean-Pierre Mignard, avocat
Bertrand Monthubert, mathématicien
Fabienne Servan-Schreiber, productrice
 
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Promotion de la singularité

Publié le 24 Mai 2012 par Jean Mirguet dans Politique

Dans sa dernière livraison, la revue de Marcel Gauchet, Le débat, revisite le thème des inégalités à l’occasion de la parution, l’an passé, de la Société des égaux de Pierre Rosanvallon.

Cette publication arrive à point nommé, à l’occasion du changement présent et à venir consécutif au retour de la gauche aux postes de commandement. « Le changement, c’est maintenant »... mais encore ?

 

Dans un article intitulé « Repenser l’égalité », Robert Castel, directeur d’études à l’EHESS, commente l’émergence de ces nouvelles figures dominantes de la société d’Europe occidentale, que P. Rosanvallon appelle « la désindividualisation du monde » et « la consolidation de l’Etat social-redistributeur », deux notions qualifiant l’espèce de chambardement dans lequel nous sommes embarqués et qui remet en question ce que nous prenions comme une manière admise et avérée de bâtir une société des égaux.

Ce bouleversement que P. Rosanvallon nomme « un grand retournement », affecte autant le mode et la pratique gouvernementaux que les citoyens à qui s’adressent les nouvelles politiques.

 

Or, comme l’indique R. Castel, un nouveau régime du capitalisme a vu le jour depuis les années 1970 : on a vu progressivement se désagréger les éléments constitutifs de l’appartenance collective. Les individus, mis en concurrence les uns avec les autres, sont mis en demeure de se prendre en charge eux-mêmes. D’où l’émergence d’un « capitalisme de la singularité » succédant Singularitéau capitalisme d’organisation et l’apparition des nouvelles normes que sont le changement et l’innovation.

Du coup, l’égalité ne s’obtient plus seulement grâce à des politiques sociales ayant l’ambition d’assurer une redistribution équitable, mais elle nécessite de prendre en compte la promotion de la singularité, en encourageant, par exemple, les usagers à participer activement aux opérations qui les concernent (par ex. la démocratie dite participative, forme de partage et d’exercice du pouvoir).

 

Il y a là incontestablement un progrès, mais le prix à payer peut être lourd, et socialement et subjectivement, quand, comme le remarquent R. Castel et P. Rosanvallon, est reportée sur l’individu la responsabilité principale de trouver lui-même la solution à ses difficultés, et s’il échoue, de l’en rendre fautif.

C’est ainsi qu’au nom du respect de la singularité, on stigmatise les échecs des plus démunis au lieu de les aider et que s’amplifient les inégalités.

 

Pour P. Rosanvallon, une société des égaux ne peut plus uniquement s’envisager à partir d’une seule redistribution des ressources. Puisque la singularité est mise au premier plan, il s’agit aujourd’hui de faire prévaloir une « égalité de relation » dans laquelle les égaux ne s’identifient pas dans des groupes homogènes, mais soient complémentaires dans leurs différences.

Encore faut-il que cette différenciation ne (re)produise pas une domination des plus forts excluant les plus faibles, ce qui implique, ainsi que l’énonce R. Castel, qu’elle soit strictement réglée par des rapports de droit c’est-à-dire des rapports permettant de se conduire comme des citoyens, autrement dit comme ceux qui ont droit de cité.

 

Enfin, ultime ouverture vers d’autres vastes questions  : puisque la psychanalyse est fondée sur l’écoute des singularités et des particularités, ne participe-t-elle pas, comme appareil social organisé, à la reproduction de l’idéologie dominante du « capitalisme de la singularité » ? À suivre...   

 

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