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QUE PUIS-JE SAVOIR ?

Penser ce qui se passe et ce qui nous arrive, pour faire grandir

Entre-deux

Publié le 19 Septembre 2012 par Jean Mirguet dans Poésie

J’ai déjà évoqué dans ce blog le travail de François Jullien, philosophe sinologue, penseur de l’entre-deux séparant la pensée gréco-européenne de la pensée chinoise. Il ne s’agit pas pour lui de penser les différences entre l’Europe et la Chine mais de sortir de l’Europe et, en tirant parti de l’extériorité de la pensée chinoise, attraper notre impensé d’Européen.

En février dernier, François Jullien publiait chez Grasset, Cinq concepts proposés à la psychanalyse. Ces cinq approches font deviner certains aspects de la psychanalyse laissés dans l’ombre par son inventeur, déterminé qu’il était par l’outillage intellectuel européen.

À la fin de son livre, François Jullien développe le concept de « transformation silencieuse », qui rend compte du processus à l’œuvre dans une cure psychanalytique : il s’agit d’opérer des déplacements en soi-même afin, écrit-il, qu’on ne soit plus « retenu en arrière » et que, de nouveau, il devienne possible d’avancer. C’est ainsi que l’analysant se découvre être différent alors qu’il est toujours le même, la transformation silencieuse qui opère en lui, à son insu, faisant son chemin dans l’ombre jusqu’à ce qu’un jour, elle projette en pleine lumière une de ses manifestations qui, alors, fait événement.

Dans ce progrès, écrit François Jullien, un mouvement s’extrait de l’insaisissable et point dans la conscience. Il sort de l’imperceptibilité, au stade du « subtil » et de l’ « infime », au moment où son amorce commence à s’entendre dans le monde sensible.

Quelque chose affleure qui de latent devient manifeste. Dans ce passage de l’un à l’autre, on pense à ce qu’écrit Lacan dans sa préface à L’Eveil du Printemps de Franck Wedekind, à propos du problème qu’est pour les garçons de faire l’amour avec une fille : « Ils n’y songeraient pas sans l’éveil de leurs rêves ».

 

Dans la pensée chinoise, latent et manifeste ou latent et patent, pour reprendre les termes de Jullien, font couple comme le yin et le yang.

Entre l’un et l’autre se déroulent des transformations souterraines, qui à l’image de ce qui se passe dans une psychanalyse, font venir à la surface des évidences qui, jusqu’alors, étaient restées larvées. Du latent au patent s’opère un passage : celui du « pas encore » au « déjà là ».

Il y a entre le latent et le patent un espace, une transition, un intervalle, un entre-deux.

Or, penser l’entre-deux implique de ne pas se contenter de penser avec le seul critère de la différence, de la frontière qui départage ce qui est de ce qui n’est pas ou de l'affrontement : homme ou femme ? autochtone ou étranger ? vie ou mort ? psychanalyse ou comportementalisme ? gauche ou droite ? Hollande ou Sarkozy ? ...etc, etc.

La logique binaire occidentale du ou bien... ou bien avec la frontière comme indice d’un intérieur et d’un extérieur ou d’un ici et d’un ailleurs ou d’un avant et d’un après n’est pas suffisante pour rendre compte de ce qui se passe quand on rencontre un événement qui fait qu’après, ce n’est plus comme avant.

Ainsi en va-t-il du passage du seuil entre vie et mort. Ce franchissement étonne Socrate qui, dans le Phédon, est surpris de ce que le un et le deux n’aient pas de rapport : « Lorsqu’un plus un font deux, lequel des deux un s’est transformé pour faire deux ? Le premier ou le second ? ». Il cherche une différence entre les deux un là où il y a un entre-deux à explorer.

Un sage chinois, convaincu de l’existence du continuum et n’envisageant pas la confrontation entre des opposés car attentif à cet « entre » où tout se passe, ne se serait jamais posé une telle question.

 

Peut-être le haïku est-il la forme poétique la plus aboutie permettant au voyageur d’explorer ce presque rien de l’entre-deux dans lequel se déploie le passage du latent au patent. "Il n'y a rien à ajouter au haïku qui vient éclore sur les lèvres du voyageur" écrit Maurice Coyaud dans Fourmis sans ombre, le Livre du haïku, ; "il n'a pas besoin d'une syllabe de plus pour dire ce qu'il a à dire ; rien ne saurait l'augmenter, lui donner davantage de sens : il est, tel quel, autorité pure, qui n'a elle-même à s'autoriser de rien".

Et c’est tel quel, sans en dire plus qu’il ne faut, que la mère écrit ce tercet :

Retour de voyage –

mon enfant dit

tu n’as plus le même goût

                            MAM

 

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Dieu, encore ?

Publié le 12 Septembre 2012 par Jean Mirguet dans Philosophie

Dieu, encoreJ’ai beaucoup de plaisir à annoncer la sortie de Dieu, encore ?, le livre que Michel-Yvon Brun vient de publier aux éditions Liber.

 

Philosophe de formation, Michel pratique la psychanalyse en Lorraine depuis plus de trente ans. Il est passionné par la pensée  orientale, le yoga en particulier, qu’il enseigne depuis de nombreuses années. Auteur d’articles parus dans diverses revues de psychanalyse, on lui doit également une thèse de doctorat en philosophie portant sur la problématique comparée de l’inconscient dans le yoga et la psychanalyse.

 

Dans la présentation des « jalons pour une théologie négative contemporaine », l’auteur estime que la relation au divin n’est pas dépassée car elle nourrit notre existence dans ce qu’elle a de plus profond. Pourtant, le mode de représentation de Dieu qu’on nous en propose est une insulte à la raison et débouche sur des énoncés aporétiques. Aussi, pour expurger la figure de Dieu de son excès d’anthropomorphisme, Michel-Yvon Brun lui substitue la proposition d’une théologie négative, élaborée au terme d’une critique psychanalytique et sociologique. La théologie négative, ou apophatisme, ne s’attache à aucune image de Dieu. Elle est bien connue de quelques-uns de nos grands mystiques occidentaux dont Maître Eckart n’est pas le moindre. Et par-delà les océans lui répondent le Yoga, le Védanta, le bouddhisme, ou encore le taoïsme, autrement dit l’universel d’une sagesse que l’on peut qualifier de « non duelle ». Fécondée par sa relation à la « vacuité », via l’Extrême-Orient, la théologie négative est appelée à se décentrer de la morale religieuse  traditionnelle pour s’ouvrir à une nouvelle éthique susceptible de réconcilier l’homme avec les multiples aspects de la réalité. Elle apparaît comme une voie possible pour enfanter cette sagesse dont nous avons aujourd’hui le plus grand besoin. Un sage, qu’on appellera « non-sujet », c’est-à-dire un être à la fois désencombré de lui-même et d’un Dieu fantoche, pourrait en être le support et le modèle.

 

Michel-Yvon Brun sera présent au Livre sur la Place à Nancy, au stand des éditions La Dragonne, à partir du vendredi 14 septembre.

Vous pourrez également l’écouter et échanger avec lui lors d’une rencontre qui se déroulera le samedi 22 septembre après-midi, aux Prés-Français dans les Vosges, où il interviendra avec le philosophe Thierry Receveur sur le thème : « De quoi la mort est-elle le nom ? » (renseignements : jeanmirguet@yahoo.fr)

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La page blanche, par le Théâtre au noir

Publié le 10 Septembre 2012 par Jean Mirguet dans Spectacles

la page blanche

  Après trente ans d'existence, le Théâtre au noir nous fait le coup de

LA PAGE BLANCHE

Epopée burlesque et tragique

 

Les mercredi, jeudi, vendredi, samedi 26/27/28/29 septembre à 20h30

Les mercredi, jeudi, vendredi 3/4/5 octobre à 20 h 30

Le dimanche 7 octobre à 16 h

 

Théâtre d'essai de Lillebonne

14, rue du Cheval Blanc à Nancy

www.mjclillebonne.org

 

Vivace - Notre temps est compté et tu bavasses!

Adagio - Ah non, hein!… pas le coup du temps… après ce qui s’est passé...

Vivace - …la faute à qui ! ?

Adagio - Oui, parfaitement, la faute à qui ?… je te le demande, hein ? La faute à qui ?

Vivace - Aux enculeurs de mouches !…

 

Pseudo homme d’action d’un côté et véritable enculeur de mouches de l’autre, Vivace et Adagio cherchent un lieu d’embarquement dans un monde où tout est appelé à disparaître… jusqu’aux mots.

La vague finale les engloutira-t-elle… ou permettra-t-elle de tout réécrire?

 

Avec :

Daniel Gintzen Vivace

Rémy Louis Adagio

Pour l’oeil, la plume et l’univers scénographique : Jacques Rimbert

Costumes : Eléonore Daniaud

Décor : Julien Hoffmann

Manolo Canton

Lumière et son : Martin Rumeau

Affiche : Sabine Pocard

Maquette affiche et flyer : Philippe Malburet

 

Merci à la MJC Lillebonne

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L'indemnité de représentation des parlementaires : un petit plus bientôt sous contrôle ?

Publié le 6 Septembre 2012 par Jean Mirguet dans Politique

Indemnité de représentationSelon Wikipedia, Avaaz.org est une ONG internationale d'activisme en ligne, fondée en 2007. Se présentant comme une «communauté démocratique supranationale», Avaaz se donne pour mission de « fédérer les citoyen(ne)s de toutes les nations pour réduire l'écart entre le monde que nous avons et le monde voulu par le plus grand nombre et partout ».

Concrètement, il s'agit d'encourager les citoyens à utiliser toutes sortes de moyens de communication afin de faire entendre leurs opinions aux preneurs de décisions (gouvernements, mais aussi entreprises, organisations extra-gouvernementales...) et de les inciter à agir lorsqu'ils estiment qu'une prise de décision est nécessaire et urgente.

Avaaz promeut ainsi une mobilisation citoyenne massive au moyen d'Internet, également appelée cyberactivisme, qui repose sur l'idée qu'une grande masse d'efforts individuels peut se combiner pour produire une puissante force collective.

Ricken Patel, citoyen anglo-canadien, en est le directeur exécutif. Il est membre du Think Tank Res Publica et a été déclaré Ultimate Gamechanger in Politics (un de ceux qui bousculent le mieux la donne politique) en 2009 par le Huffington Post et Young Global Leader (jeune leader global) par le Forum économique mondial.

 

Le mouvement Avaaz s’est mobilisé à de multiples reprises pour accroître la transparence financière dans le monde politique, notamment en Italie où il a obtenu la transparence totale des revenus et dépenses du gouvernement.

Aujourd’hui, faisant suite à l'Association des Contribuables Associés  qui, en juin dernier, a déposé plus de 24000 pétitions sur la boîte mail de Claude Bartolone, il dénonce l’usage par certains députés de leur indemnité de représentation de 6412 euros et a l’ambition de mettre à l'épreuve notre nouvelle Assemblée et son nouveau Président, pour provoquer un changement dans le comportement des hommes politiques.

Il appelle à la signature d’une pétition qui sera remise, lundi, à l'occasion de la rentrée parlementaire.

 

Quid de cette indemnité de représentation ?

Chaque mois, les députés jouissent du versement de cette indemnité qu’ils dépensent sans qu’aucun contrôle ne soit exercé.

Certains députés, peu regardants, ont dilapidé l’argent public en séances d’hypnose, cadeaux de Noël et grands restaurants ! C’est ainsi qu’un député de l’Ardèche a été épinglé en mai dernier pour s’être payé des vacances en famille avec son indemnité de représentation.

Or, Claude Bartolone, le nouveau président de l’Assemblée nationale, a promis une Assemblée “transparente, exemplaire, irréprochable”.

Cet été, un amendement a été déposé, visant à rendre imposable la « part de cette indemnité de frais de mandat non utilisée à des fins professionnelles », en considérant que du point de vue fiscal, il s’agissait alors d’un revenu imposable et en conséquence rentrant dans l’assiette de l’impôt sur le revenu.  Il a été repoussé en Commission des Finances par 17 députés sur 20, au principe qu'il ne représentait qu'une fraction réduite de l'indemnité perçue par eux, soit - excusez du peu !- 44,39 millions d'euros par an, rien que pour l'Assemblée nationale !

 

Les élus ont besoin d'un salaire et ont des dépenses légitimes comme des repas de travail, des réunions, des déplacements. Mais l'opacité crée la suspicion, et les dépenses forfaitaires, sans contrôles ni reçus, font suspecter de possibles détournements d'argent public.

En période d'austérité budgétaire, ce n'est évidemment pas acceptable et l'exigence de transparence s'applique à tous.

Donc, n'hésitez pas et signez en vous rendant sur http://www.avaaz.org/fr/petition/Deputes_la_transparence_maintenant/?bbQqRab&v=17588

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Entretien avec Marie-Louise NOLTE, artiste plasticienne, à propos de son exposition « Les Mystères du Vivant » (3ème et dernière partie)

Publié le 1 Août 2012 par Jean Mirguet dans Expositions

Tu as intitulé ton exposition Les Mystères du Vivant. Elle inaugure une nouvelle phase de ton travail. Pourrais-tu expliquer les raisons de ce titre ? Et pourquoi ce virage dans ton œuvre ?

 

Ce titre s’est imposé à moi dès mes premiers dessins dans mes carnets. Ce serait comme une première phrase qui s’impose au poète… après il reste à composer le poème.

Après il reste cette part d’œuvre à faire.

Mes premiers travaux (sculptures et reliefs virtuels et cinétiques sur aluminium) s’intitulaient « Chaos et Cosmos ». Cette phase a duré une dizaine d’années.

La seconde période de mon travail (papiers collés souvent monumentaux) s’intitulait « Structure et matière », puis « Bleu au-delà du Chaos et de la matière », puis « Bleu et rouge au-delà de la matière ». Elle a duré vingt années.

Chaque fois, les titres s’imposent à moi… comme un souffle. Je ne les discute jamais.

Ce qui peut apparaître comme un virage ne l’est peut-être pas autant qu’il y paraît.

Jeune, il m’a fallu choisir une discipline. J’avais des aptitudes en géométrie dans l’espace. Travailler en trois dimensions m’était plutôt aisé.  Mon gabarit convenait bien au travail de torsion et soudure pour des bas-reliefs métalliques. La rencontre et le choix de mes professeurs ont fait le reste.

Et puis les circonstances de la vie ont fait que j’ai dû travailler des matériaux moins riches, plus ingrats. Le succès de mes papiers collés confrontés à de nombreuses manifestations internationales a vraisemblablement contribué à ces vingt années de travail de recherche.

Avec le temps, on s’affranchit de ses maîtres, des influences, du succès même. Le démon de la création qui pour moi va de pair avec une part d’invention m’a fait relever le défi de la peinture à l’huile dont on dit qu’elle est sans doute la plus difficile à maîtriser. Le désir de couleur aussi s’est brusquement fait sentir… alors que jeune, j’y étais insensible.

Cependant la couleur s’était déjà peu à peu introduite (en fond, certes, mais tout de même) dans mes papiers collés.

Je n’ai jamais fais que ce que je sentais  et ressentais…

Un beau jour, ce fut l’explosion ! Non seulement je voyais la (les) couleurs… mais je les ressentais. Toutes les couleurs… je voyais les fleurs se détacher sur le fond azur du ciel et c’était une jouissance profonde… je voyais l’aube et ses dégradés, allant du mauve rosé au jaune d’or et c’était une jouissance sans borne… Et j’ai su alors que je vivais. Et que chaque seconde, par la couleur, je pouvais jouir de la vie. Que faire d’autre alors que peindre?

 

Le mot mystère signifie, en général, une chose que nous ne comprenons pas, il évoque une énigme. Ton titre indique-t-il que tes toiles veulent dire quelque chose mais qu’il est difficile voire impossible de le dire avec des mots, d’où l’énigme ?

 

C’est vrai ! Je pense que la peinture est indicible. Si je pouvais exprimer avec des mots ce que j’exprime avec des couleurs, j’écrirais… des nouvelles, des romans, que sais-je ?

J’ai une petite expérience d’écriture de haïkus dans un atelier d’écriture. En aucun cas je ne pourrais exprimer avec de la couleur ce que je peux exprimer en un haïku.

En général les spectateurs (les regardeurs) veulent d’abord comprendre, veulent que la peintre explique…  Comme s’il y allait d’une logique toute rationnelle. C’est un peu comme si, prémuni d’un mode d’emploi, on ne se laisserait pas happer par l’émotion.

Or, c’est comme pour le vivant. Lorsqu’on fait un enfant, on ne sait jamais quel enfant, quel adulte, quel vivant ce sera. La procréation est un mystère… bien que la science veuille à tous crins maîtriser les tenants et les aboutissants du « produit ». La création aussi est un mystère… mais là, le risque n’est pas bien grand (pour les regardeurs) de ne pas savoir maîtriser ce que l’on pourrait voir. Alors plutôt que de risquer de voir… on se barde d’à priori intellectuels… au cas où.

 

Considères-tu que l’art a une fonction d’énigme et que le spectateur est convoqué par l’artiste pour décrypter l’œuvre ? Autrement dit, tes tableaux ont-ils une signification ou sont-ils un pur « ça veut dire » : à la place de la signification, il y a un vide, un « manque à sa place » ?

 

L’Œuvre d’art (la peinture en l’occurrence) est déjà  une énigme pour son auteur (je parle de moi car, pour les autres peintres, je ne sais pas). L’acte de création est une énigme pour son auteur… Alors, pour les « regardeurs… d’autant plus ! Mes tableaux ont des significations qui m’échappent, bien sûr! Moi qui ne sais déjà pas pourquoi il me vient ces impulsions de traits, de forme, d’énergie, de réaliser quelque chose que je ne connais pas, que je n’ai jamais vu, etc. Cela me dépasse totalement. Cela m’émeut en permanence… et du simple fait de ce don, je trouve « péché » de ne pas l’exercer… c’est pourquoi, je ne m’arrête jamais. Et ce jusqu’à ce que mort s’en suive… sauf pannes (et cela arrive). Cet état n’est en aucun cas une démonstration. C’est un état, tout simplement.

 

Tu dis de tes toiles qu’elles sont tes « petits drôles » et tu as donné à chacune d’elles un prénom. Pourrais-tu dire quel rapport, y compris charnel, tu entretiens avec ces objets vivants que sont tes toiles ?

 

J'ai donné à chacune d'elles un prénom : Eva-Nova..., Goululu,... Ototeman... etc. car la toile terminée est enfin mise à distance (c’est-à-dire lorsque je la vois enfin comme objet totalement séparé de moi... puisque je n'y retoucherai plus)... la toile donc, m'apparaît alors comme une entité propre (comme un individu détaché de moi) avec ses caractéristiques (ce que je savais puisque je m'étais appliquée à les lui donner) mais aussi avec un caractère bien spécifique qui me dicte un prénom. "Les Mystères du vivant" étant le nom de famille.

C'est un peu comme un enfant qui vient de naître... que tu peux enfin contempler... et dont tu penses que tel prénom lui va comme un gant.

C'est vrai que j'ai eu une espèce de "baby-blues" lorsqu'ils ont été installés à Saint Nicolas de Port. C'était la première fois que je ressentais cela. Cependant, j'ajoute que, jamais pour les précédentes expos, je n'avais eu à me détacher de mes oeuvres de façon aussi abrupte... après quelques mois de travail aussi intensif.

Donc je ne sais pas bien si cet état de vide est lié à la peinture ou à un stress relatif à l'intensité du travail fourni avec plus rien derrière (en stock, veux-je dire...). Cela s'est du reste très vite estompé.

Ressembles-tu à ta peinture, Marie-Louise ?

 

Si je ressemble à ma peinture?

Ou plutôt... si ma peinture me ressemble?

Dans quel sens? Autoportrait ? Portrait physique, psychique, spirituel?

Je n'en sais rien. Il y a sans doute des éléments qui sont miens... puisque comme je le disais dans d'autres réponses, c'est le corps qui peint. C'est mon corps qui a peint... mon corps avec toutes les empreintes archaïques (positives et négatives) qu'il peut exprimer dans ses rythmes, sa gestuelle, etc.

C'est là encore une question que je ne me pose pas lorsque je peins.

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Entretien avec Marie-Louise NOLTE, artiste plasticienne, à propos de son exposition « Les Mystères du Vivant » (2ème partie)

Publié le 28 Juillet 2012 par Jean Mirguet dans Expositions

Toujours à propos du vivant et de ses mystères : dans tes tableaux, il est délibérément du côté du féminin. Il concerne, à n’en pas douter, les mystères du féminin c’est-à-dire ce que toutes les femmes connaissent pour n’y avoir qu’un accès plutôt difficile si ce n’est par les semblants de la féminité. Je différencie le féminin, intérieur, invisible (cf. le « continent noir » de Freud) et la féminité, visible, qui fait bon ménage avec le phallique et qui se montre dans le leurre, la mascarade, et qui rassure l'angoisse de castration, aussi bien celle de l'homme que celle de la femme.

Ton art vise-t-il à attraper le féminin en nous faisant croire qu’il est représentable ou qu’on pourrait le masquer par une représentation ?

 

Je suis d’accord avec la distinction que tu fais entre «  féminin » et «  féminité ».

J’espère que mon art (ma peinture) est du côté féminin, qu’il est l’expression sublimée du continent féminin.

Qui mieux qu’une femme (que des femmes) accomplie (accomplie = dans le sens où les principales fonctions du sexe féminin ont été accomplies : la puberté et les règles, la pénétration, la gestation, l’enfantement, l’allaitement, la jouissance sexuelle, la ménopause ont été accomplis) pourrait exprimer ce continent féminin ?

Mon art ne « vise » rien… il s’étale et au plus s’étend au féminin.

Et quel meilleur support pour s’étaler et quel meilleur médium que la peinture à l’huile avec son onctuosité et sa technique et si complexe et si riche pour s’étaler adéquatement ?

Les mystères du féminin existent-il  parce que nous sommes des cryptogames ?

Il est vrai que tout ce qui touche à la sexualité de la femme et à ses fonctions est caché (depuis l’organe sexuel, les palpitations de l’orgasme, en passant par les divers stades de la gestation (morula, blastula etc.) etc. etc.) Est-ce pour autant qu’il faille cacher à tout prix les mystères féminins… ? et/ou par opposition  et/ou par provocation exacerber les signes extérieurs de féminité

 

Ai-je ou non raison de penser que tu sais que, derrière le masque, il n’y a rien et que ce n’est qu’en apparence que ta peinture est illustrative? S’il est vrai que ta peinture ne raconte pas une histoire, est-ce parce que l’histoire efface la peinture ?

Francis Bacon évoque à ce propos les petites peintures comme Baigneur et cabine, réalisé par Picasso vers 1930, qui est une manière de rendre le geste de quelqu’un qui tourne une clé dans une serrure plus réel que si c’était fait d’une manière illustrative. « En art, dit Francis Bacon, la réalité est quelque chose de profondément artificiel et qu’elle doit être recréée. Autrement, cela ne rend que l’illustration d’une chose, illustration de très seconde main (...) ».

 

J’espère que ma peinture n’est pas illustrative. En tout cas, elle ne se veut pas telle. Serait-elle illustrative que cela signifierait qu’une idée (un propos intellectuel ou une représentation déjà connue) serait à l’origine de mon œuvre… et que ma peinture serait là pour appuyer l’image aidant le propos en question.

Or je pense, en effet, que l’illustration dessert la peinture.

Les formes que je crée me viennent sans à priori… naturellement, sans intention autre que celle de créer… Lorsque je dessine, il y a le vide en moi (aucune intention, aucune spéculation) une espèce d’innocence originelle -c’est pourquoi je dessine au réveil… lorsque je ne suis pas encore happée par des réflexions qui me viendraient de l’agitation du monde (de ce qui m’entoure).

Ce ne sont pas non plus des « accidents ».

Je trace des traits, des lignes, des courbes. Si ces dernières ne m’invitent à rien… je n’insiste pas. Si elles m’invitent à les compléter, à la couleur… ou autre, j’agis sur l’impulsion du moment. Cette impulsion se présente comme une nécessité intérieure. Si cette impulsion n’est pas là, je n’insiste pas… je travaille sur plusieurs pages et plusieurs carnets à la fois… passant inlassablement de l’un à l’autre. Impulsion, plaisir et réjouissance sont ce qui m’anime… et ce jusqu’à épuisement de cette énergie-là… cela peut durer 3... 4 heures, parfois moins. L’image, la représentation se transforment au long du travail, au fil des heures et des jours.

Ensuite vient la peinture… toujours sous l’effet d’une impulsion; je peux avoir envie soudain de transposer telle partie ou tel détail en peinture sur une toile.

Là je transpose… mais ne copie pas. Je tente de garder l’impulsion dynamique du geste lorsque je trace la ligne ou la surface au pinceau. Les lignes peuvent alors s’amplifier comme des fleuves, les volumes et les formes prendre de la consistance ou du poids…

La peinture n’est pas « dessin ».

Parfois je ne peux pas peindre car  l’énergie adéquate n’est pas là. Tantôt je ne peux pas dessiner car l’énergie n‘y est pas. Parfois c’est une certaine couleur que je ne pourrais pas entreprendre. Il faut l’énergie et le désir adéquat.

 

En psychanalyse, la sexualité n'est pas un instinct, elle n'est pas non plus biologique. Si cela était, la rencontre entre un homme et une femme aurait la simplicité de la rencontre entre le mâle et la femelle, ou encore du spermatozoïde et de l'ovule. Or, ce n'est pas le cas, rien ne fait plus parler que cette rencontre le plus souvent ratée parce que justement, entre les sexes, il n'y a pas de complémentarité.

Serait-ce aussi cela dont ta peinture – et non pas tes dessins - témoigne ?

 

Je ne comprends pas bien cette question ; j’essaie donc d’y répondre comme je peux.

Je ne pense pas faire étalage de sexualité dans ma peinture. Je ne crois pas non plus que ma peinture fasse état de la biologie (encore qu’un médecin de mon entourage y aurait vu des éléments se référant à l’embryologie… ). Il est possible que s’y inscrivent comme des traces provenant d’une mémoire archaïque du corps des éléments de la gestation (morula, blastula, etc.).

Le fantasme de rencontre entre les sexes ne me travaille pas particulièrement… pas plus que celui de complémentarité.

En revanche s’il y avait une fascination à laquelle je devrais résister, ce serait celle éprouvée face à l’altérité.

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Entretien avec Marie-Louise NOLTE, artiste plasticienne, à propos de son exposition « Les Mystères du Vivant » (1ère partie)

Publié le 26 Juillet 2012 par Jean Mirguet dans Expositions

Poster Nolte - finalArtiste plasticienne connue pour ses papiers collés, Marie-Louise Nolte vit et travaille à Nancy depuis 1975.

Depuis 1999, elle aborde, avec sa série « Les Mystères du Vivant », qu’elle expose du 2 juillet au 31 août 2012 à l’Office du Tourisme de St Nicolas de Port,  une nouvelle phase de son œuvre en se consacrant à « une peinture à l’huile vivante, fantasque et optimiste, aux couleurs éclatantes».

 

Dans la présentation de ton exposition, tu fais référence au street art et à des artistes contemporains comme Takashi Murakami ou Juan Pablo « Popay » de Ayguavives, celui qu’on surnomme le « Goya du graffiti et de l’art urbain ». Cela fait-il de toi une héritière de Warhol et du pop art américain ?

 

Ayant montré pour la première fois (2008) des photos de mes peintures à la conservatrice en chef du musée de Nantes lors d’un entretien concernant une expo à venir de mes papiers collés dans ce musée, cette conservatrice m’a fait remarquer que ma peinture lui faisait penser à celle de Takashi Murakami et dans ce sens m’a conseillé de proposer mes peintures à la Biennale de Lyon où s’exposait la jeune peinture nipponne. Je  ne me suis pas du tout reconnue dans son propos. (Takashi Murakami vient de la B.D. et du manga). Je n’ai d’ailleurs pas donné suite à cette invitation.

En revanche, c’est en voyant les œuvres récentes de « Popay » que j’ai senti quelques similitudes dans l’énergie que dégagent ses petits personnages souvent difformes qui envahissent ses dernières toiles.

 

Considères-tu que ton travail de création soit voisin de celui du poète : créer, non à partir de mots, de sons, de signes mais à partir de couleurs, considérer les mots ou la matière picturale comme des choses et non comme des signes ?

Est-ce ainsi que le peintre peut attraper le sentiment de la vie ? Ce que tu essayes d’attraper, sont-ce les pulsions, l’énergie émanant de ceux que tu appelles tes « petits drôles » ?

 

Je ne suis pas poétesse… mis à part quelques haïkus. Et donc je ne sais pas bien comment « ça marche » pour les poètes.

Ce que je puis dire c’est que dans la peinture (et cela plus que dans le dessin) c’est le corps qui est impliqué. Dans ce sens, mieux vaudrait se référer à la danse.

Cependant, je peux expliquer au plus près les processus. À l’origine, il y des carnets de croquis où je trace une ligne… des lignes… des enchevêtrements de lignes ; ces lignes suggèrent des formes… les formes des masses (l’œil, la bouche, le sein, l’anus etc.). Enfin les formes et les masses des « paysages » dans lesquels apparaissent des personnages.

La peinture est (pour l’instant) une transposition de mes dessins ou d’une partie de mes dessins avec les aléas et les contraintes (autres) de la matière peinture qui permet du fait de sa plasticité et de son onctuosité une infinité de variations et de subtilités que ne permet pas le dessin.

Il ne faut donc pas voir dans ma peinture le résultat d’une intention intellectuelle… mais plutôt le résultat d’un travail du corps mû par des impulsions… tout cela avec des limites… et là où la limite se fait sentir (car enfin le toile est une surface plane en deux dimensions et relativement restreinte…et le pinceau n’est qu’un instrument de précision très rudimentaire qui prolonge la main), là où la limite se fait sentir qui pourrait « brimer » l’impulsion, la technique prend le relais et permet de simuler les trois dimensions, les bosses et les creux, l’extérieur et l’intérieur, les méats, etc.…

Et pour répondre à la dernière partie de ta question… Oui ! La peinture telle que je la ressens est un travail où le corps s’exprime (et par là même, la mémoire du corps également) qui, allié à l’intelligence technique, au savoir-faire, donne les pulsations de la vie… ( le sentiment de la vie comme tu dis) et est capable de faire ressentir l’énergie de la vie aux regardeurs.

Parfois ces formes peuvent devenir des êtres (des entités… un peu comme les homoncules de Paracelse), en tout cas des vivants. 

 

On voit dans tes tableaux des formes humaines vivantes qui ont subi une distorsion. Pourquoi cette distorsion ? Francis Bacon dit que, dans son cas, toute peinture est accident. Il voit d’avance la chose dans son esprit et pourtant il ne la réalise presque jamais comme il la prévoit.

Pour toi, la chose se transforme-t-elle du fait même qu’il y a peinture ? Crois-tu que la peinture ait une vie complètement à elle, qu’elle a sa vie propre ?

Est-ce aussi cela les mystères du vivant ? Les formes que tu crées, te viennent-elles parce que tu as eu l’intention de les faire, ou viennent-elles par accident sans que tu les saches préalablement ? Arrive-t-il souvent que l’image se transforme au cours de ton travail ?

 

Je connais cette phrase de Francis Bacon. Lorsque l’on peint, on peut comprendre que Francis Bacon ait utilisé « un accident de la peinture » pour en faire sa marque de fabrique. Il y a des accidents « heureux »… comme il y en a de malheureux. Lorsqu‘on peint librement (sans sujet ni iconographie imposée), il arrive toutes sortes de choses (accidents, dérapages, effets, etc.) sur la surface de la toile. C’est au peintre de décider s’il utilisera ou pas (et comment) ces « accidents ». Dès lors que les peintres prétendent (comme depuis la moitié du XIXe siècle) que le sujet n’existe plus et que c’est le sujet lui-même voire la peinture qui sont les sujets de la peinture (cf. l’évolution de l’esthétique) il y a fort à parier que les peintres se sont servi des « accidents » de la peinture  pour en faire leur miel.

Ce n’est pas mon propos car ni le sujet du peintre ni le sujet de la peinture ne m’intéressent. Ce qui m’intéresse c’est-ce qui se produit lorsque, maîtrisant une technique, on parvient à exprimer au-delà de soi et au-delà du matériau quelque chose d’universel ; c’est-à-dire quelque chose qui est universellement reconnu comme inhérent ou appartenant à la condition humaine ou de l’univers.

Donc, pour ma part, je préfère poursuivre mon propos sans céder à la fascination des accidents qui peuvent s’avérer comme des solutions très plaisantes… je poursuis sans relâche mon propos travaillant la matière jusqu’à ce qu’elle se révèle en parfaite adéquation avec ce que j’ai envie de ressentir profondément en regardant ma peinture : le plaisir sensuel d’une harmonie bien ronde… comme un nouveau-né bien rond et dodu (et non pas un petit tout fripé et tout laid).

Voir la chose que l’on veut représenter dans son esprit est une chose. La réaliser est possible à condition de peaufiner sa technique, ne pas se contenter des aléas qu’on rencontre, voir et comprendre pourquoi telle couleur ou telle forme ne « fonctionne pas » dans l’ensemble de la composition… Cela demande du temps, de la maturation

Et va à l’encontre des rythmes actuels. Tant pis. Je produirai moins que d’autres.

Je pense aussi qu’à l’instar des écrivains qui parlent de leurs personnages qui en cours d’écriture prennent tel ou tel caractéristiques…et finalement leur échappent, je peux dire que la peinture a une vie complètement à elle et qu’elle échappe aux peintres.

C’est pourquoi ils la signent… non?

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La Mouette et Winter Family au Festival d'Avignon

Publié le 19 Juillet 2012 par Jean Mirguet dans Spectacles

Sauf si vous avez la chance et le privilège d'assister à l'envol de La Mouette, mardi 24 juillet, dans la Cour d'Honneur du Palais des Papes d'Avignon, ne manquez pas sa retransmission en direct à 22h40 sur France 2.

Mis en scène par Arthur Nauzyciel, le texte de Tchekhov sera accompagné de "la mise en espace sonore" créée par Winter Family, dont les spectacles ont été plusieurs fois évoqués dans ce blog.

A voir et revoir le site de ce duo franco-israélien dont on trouvera les coordonnées dans la rubrique "Amis et Camarades" du blog.

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USA : le rock pour adoucir la prison

Publié le 5 Juillet 2012 par Coralie Garandeau et Olivier Mirguet dans Spectacles

Le rock en prison est une tradition américaine. Après Elvis Presley et Johnny Cash, Wayne Kramer, le légendaire guitariste du groupe des années 70, "MC5", a donné un concert dimanche dernier dans la prison de Lancaster au nord de Los Angeles. Parmi, les musiciens, des ex-membres des "Guns N' Roses" et des "Foo Fighters". Wayne Kramer a fondé une association, les Jail Guitar Doors, qui distribue des instruments aux prisonniers.

Un reportage de Coralie Garandeau et Olivier Mirguet pour ARTE Journal.

 

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Exposition Käthe Kollwitz : La Vérité des Sens

Publié le 26 Juin 2012 par Jean Mirguet dans Expositions

 

Ouverture de l'exposition "Käthe Kollwitz : La Vérité des Sens"

Elle aura lieu du 10 Juin au 2 Septembre 2012 au Musée Georges de la Tour à Vic-sur-Seille.

Exposition exceptionnelle autour de l'artiste allemande du XXe siècle

Käthe Kollwitz
(Königsberg, 1867-1945, Berlin)

kate kol



Influencée par Rodin, Kollwitz n'aura de cesse de puiser ses connaissances et sa technique auprès

des maîtres de l'art tels que Rembrandt, Michel-Ange

et ainsi devenir un véritable témoin de son temps.

D'un réalisme proche de celui des expressionnistes, c'est par le dessin et la gravure surtout

qu'elle exprime la vie d'une nation toute entière dans ses doutes,

ses souffrances et dans ses espoirs.
Son oeuvre la plus célèbre aujourd'hui est la Pietà de la Neue Wache à Berlin,

monument national allemand des plus importants

dédié à la souffrance civile et à l'appel à la paix.
Autour de 90 oeuvres de l'artiste, l'exposition présentera les travaux de certains de ses
contemporains tels que Rodin ou Ernst Barlach, mais également les maîtres anciens
l'ayant inspirée comme Rembrandt ou Dürer.
 

10 Juin au 2 Septembre

Le livret des visiteurs
Dans le cadre de l'exposition Käthe Kollwitz : La Vérité des Sens.
Du 10 Juin au 15 Juillet 2012, les visiteurs sont invités à écrire
leur ressenti devant des oeuvres de leur choix.
A partir de 1er Août 2012, les textes sélectionnés seront publiés
dans un livret (gratuit) guidant le public à travers l'exposition.
A partir de cette même date, les nouveaux textes des visiteurs
seront édités dans différents médias jusqu'à la fin de l'exposition.
Pour tous les publics, enfants inclus.

Date du programme des animations :

- Mercredi 13 Juin 2012 : 20 h 30
- Mercredi 27 Juin 2012 : 14h > 17h
- Mercredi 4 Juillet 2012 : 20 h 30
- Mardi 7 Août au Vendredi 10 Août 2012 : 14h > 17h

 

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