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QUE PUIS-JE SAVOIR ?

Penser ce qui se passe et ce qui nous arrive, pour faire grandir

Abolition de la peine de mort en Californie

Publié le 7 Novembre 2012 par Coralie Garandeau dans Politique

Lecture
Aux Etats-Unis, on n'a pas voté, hier, que pour élire le président. Il y a aussi des référendums : en Oregon, à Washington ou dans le Colorado, les électeurs devront se prononcer sur la dépénalisation du cannabis et son usage libre.

En Californie, c'est la question de la peine de mort qui a été soumise aux votants. La proposition 34 veut abolir la peine capitale et la remplacer par la prison à vie, sans liberté conditionnelle. Si cette proposition est adoptée, la Californie deviendra alors le 18e état abolitionniste, mais le premier à le faire par la voie électorale. Face à un sujet extrêmement délicat, chaque camp affûte ses arguments.

Un reportage de Coralie Garandeau pour France Info.

A consulter sur http://www.franceinfo.fr/monde/un-monde-d-info/usa-les-differents-sujets-de-la-campagne-americaine-793531-2012-11-06

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Lettre ouverte de psychanalystes face à l'égalité des droits et au "mariage pour tous"

Publié le 5 Novembre 2012 par Jean Mirguet dans Psychanalyse et psychanalystes

«La psychanalyse ne peut être invoquée pour s'opposer au mariage pour tous»

C'est le sens de la pétition lancée par un groupe de psychanalystes, contre ceux qui cherchent dans leur discipline des arguments pour refuser la loi sur le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels.

Des psychanalystes ont lancé une pétition sur internet en faveur du mariage pour tous, estimant que rien dans la psychanalyse ne s'oppose au mariage et à l'adoption par les couples de même sexe, alors que le projet de loi sur le sujet doit être présenté mercredi.
«Cette évolution de notre code civil mettrait enfin la France au diapason de neuf pays européens, treize dans le monde et neuf Etats américains», dit le texte, signé par plus de 500 personnes en une quinzaine de jours, selon l'une de ses initiatrices, la psychanalyste Laurence Croix, maître de conférences à Paris X-Nanterre.

«En réaction à cette évolution démocratique, certains propos mettant en avant une supposée orthodoxie psychanalytique s'opposent formellement à ce projet», poursuit le texte, co-écrit avec Olivier Douville, directeur de publication de la revue Psychologie Clinique. Par exemple, le psychanalyste Pierre Lévy-Soussan, souvent interrogé par les médias, est opposé à l'adoption par des couples de même sexe.

Mais, pour les signataires de la pétition, «la psychanalyse ne peut être invoquée pour s'opposer à un projet de loi visant l'égalité des droits» et elle ne doit pas être utilisée de façon «moralisatrice et prédictive». «Au contraire, rien dans le corpus théorique (...) ne nous autorise à prédire le devenir des enfants quel que soit le couple qui les élève» et «la pratique psychanalytique nous enseigne depuis longtemps que l'on ne saurait tisser des relations de cause à effet entre un type d'organisation sociale ou familiale et une destinée psychique singulière», poursuit le texte.

«De plus, la (pratique) clinique de nombre d'entre nous avec des enfants de couples "homosexuels" atteste que ce milieu parental n'est ni plus ni moins pathogène qu'un autre environnement», plaident encore ces professionnels.

À rappeler également les prises de position de Freud concernant l'homosexualité. Pour s'en tenir, par exemple, aux toutes premières années de la naissance de la psychanalyse (1896), Freud signa une pétition initiée par le médecin et sexologue allemand Magnus Hirschfeld (1897) demandant l’abrogation du paragraphe 175 du code pénal allemand réprimant l’homosexualité masculine (recueillant plus de 6000 signatures dont celles aussi de Krafft-Ebing, Andréas-Salomé, Zola, Rilke, Mann et Einstein).

La pétition est disponible à cette adresse : http://www.petitionpublique.fr/PeticaoAssinar.aspx?pi=P2012N30808

 

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In memoriam...et la vague s'en est retournée à l'océan

Publié le 24 Octobre 2012 par Jean Mirguet

La vagueMaïa Relier, très chère vieille amie psychanalyste, s'en est allée, "entrant vivante jusque dans la mort", selon la belle expression de D.W. Winnicott

Est-ce la vie qui l'a quittée ou elle, Maïa, qui l'a laissée ? Comment savoir ?

Pour elle, ce poème de Issa, l'un des maîtres classiques du haïku japonais :

  Papillon qui bat des ailes

Je suis comme toi –

Poussière d’être !

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Sacré blasphème !

Publié le 12 Octobre 2012 par Jean Mirguet dans Religion

Blasphème 1"Il est certaine façon d'adorer Dieu qui fait l'effet d'un blasphème. Il est certaine façon de nier Dieu qui rejoint l'adoration", écrit André Gide dans son Journal.

Autrement dit, le blasphème et le sacré ont partie liée. Le blasphème n’est pas synonyme de désacralisation, mais, au contraire, il représente l’autre face du sacré, il en est son envers. C’est ce que montrent les caricatures de Mahomet par Charb et Charlie-Heddo ... davantage défenseurs du sacré et du Prophète que les extrémistes eux-mêmes. Selon une étonnante inversion des valeurs, le blasphème peut devenir un acte de foi et, à l’inverse, l’accusation de blasphème une trahison des valeurs humaines et spirituelles.

Cette logique de nouage d’un endroit et d’un envers est particulièrement à l’œuvre chez Lin-Tsi, l’un des plus célèbres maîtres du Tch’an (Zen), dont l’enseignement spirituel nous est parvenu grâce à Paul Demiéville, le grand sinologue avec qui Lacan apprit autrefois le Chinois.

Dans le livre qu’il a récemment publié (Dieu, encore ?, éd. Liber), Michel-Yvon Brun souligne que l’usage systématique du blasphème chez Lin-Tsi vise à préserver finalement l’essence du sacré. Sa doctrine sans système, exprimée avec verdeur et virulence, n’hésite pas à déboulonner crûment les discours dogmatiques et leurs thuriféraires : « Le Bouddha ? Un torche-cul, un trou de latrines ... si vous le rencontrez, tuez-le ! Le Nirvana ? Rien d’autre qu’un pieu pour y attacher les ânes ! ». Aux moines prêts à se soumettre à tous les catéchismes : « Tas d’imbéciles et de gnomes au crâne rasé, quel besoin avez-vous de mettre une tête par-dessus votre tête ! ». Le recours au blasphème a pour Lin-Tsi une vertu d’enseignement, celle de « souligner la vanité et le caractère littéralement ordurier de toute conception idéalisée ou préétablie de la bouddhéité ».

Blasphème 2Blasphémer revient donc à préserver l’essence du sacré à partir du repérage de l’envers du décor c’est-à-dire de ce que l’Idéal peut receler de nauséabond. Ce Bien que les êtres humains jugent supérieur, moral, admirable, Freud l’a appelé l’Idéal du Moi. Or, cet Idéal du Moi a considérablement tendance à maltraiter le sujet, à lui reprocher de ne pas être aussi bien qu’il se l’imagine, il est cruel avec lui voire tyrannique. En témoignent ceux qui, s’identifiant à un objet méprisé et rejeté, se disent insultés et blessés par les caricatures : ils s’imaginent être pris pour de la merde. Il est vrai que cela dépend aussi des époques et des lieux puisqu’en effet, le visage du Prophète de l’islam pouvait être représenté sans difficulté jusqu’au XVIe siècle ; les indécences du Caravage étaient reconnues par ses contemporains comme une très grande peinture religieuse. Elles n’ont été affublées de la « qualité » de blasphématoires qu’à partir du XIXe siècle.

Le blasphème suppose donc le sacré et le dénoncer comme ravageur contribue, paradoxalement, à le consacrer comme ce qui ne peut se réduire à une image.

La dénonciation du blasphème offre toujours la possibilité de réaffirmer la valeur de ce qui est lésé. C’est là sa vertu : briser les convenances et mettre à nu ce qui peut être le plus effrontément vrai, donc réel.

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Refuser la censure des religieux

Publié le 8 Octobre 2012 par Jean Mirguet dans Racisme et antisémitisme

Il y a un an, les intégristes catholiques s’en prenaient au Théâtre de la Ville en perturbant les représentations de Sur le concept du visage du fils de Dieu, pièce de Romeo Castellucci. Le groupuscule Renouveau français et l'Institut Civitas, deux mouvements proches de l'extrême droite "dont le but est la restauration de la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ" soutenaient ces manifestations de "jeunes catholiques", déjà à l'origine de la destruction, en avril 2011 à Avignon, d'une photographie de l'Américain Serrano, Piss Christ

Ces jours-ci, manifestations semblables lors du Printemps de Septembre de Toulouse où a été retirée l'oeuvre de l’artiste marocain Mounir Fatmi, après les protestations de musulmans blessés de voir des passants marcher sur des versets du Coran, projetés au sol.  Au coeur de la contestation : la projection de l'installation vidéo Technologia sur le sol du Pont-Neuf qui franchit la Garonne. Elle montre des cercles inspirés des "rotoreliefs" de Marcel Duchamp et tournoyant avec, à l'intérieur, des versets calligraphiés du Coran et des hadiths (paroles) du prophète Mahomet. 

Au même moment et comme elle le fait chaque année depuis 1999, l'Organisation de la conférence islamique (qui regroupe 57 pays) vient de lancer une offensive diplomatique pour demander la reconnaissance en droit international du crime de blasphème.

De leur côté, des dignitaires religieux chiites iraniens ont réactivé la fatwa prononcée il y plus de vingt ans contre Salman Rushdie, lors de la parution de son roman Les Versets sataniques et augmentée de 500 000 dollars alors que se développe une agitation, souvent violente, provoquée par le film américain anodin, jugé blasphématoire contre la personne du prophète Mahomet.

De même, au Pakistan, la loi antiblasphème est utilisée de façon répétée pour justifier les persécutions contre les minorités chrétiennes.

 

Dans une récente tribune publiée dans Le Monde, Rachid Azzouz, agrégé d'histoire-géographie (il est ou a été inspecteur d'académie, inspecteur pédagogique régional d'histoire géographie et instruction civique), l’écrivaine Mazarine Pingeot, Philippe-Gabriel Steg, professeur de cardiologie, le réalisateur Mohamed Ulad et l’avocate Isabelle Wekstein (elle opère en duo avec la journaliste Souad Belhaddad  dans des établissements scolaires difficiles  pour inculquer des rudiments de civisme aux collégiens) soulignent, à la suite d’autres, que, en invoquant le blasphème, ce qui se joue au travers de ces phénomènes simultanés est la liberté d’expression.  Isabelle Wekstein et Souad Belhaddad  interviennent là où l'insulte - raciste de préférence - est le mode d'expression le plus fréquent, là où les préjugés et les réflexes communautaristes remplacent la culture et le raisonnement. Exemple : Mohammed, en 5e au collège Barbara-Hendricks d'Orange (Vaucluse), est plié de rire. Souad Belhaddad  se plante devant lui et, tout sourire, lui lance : « Tu sais, Mohammed, quand je t'ai vu entrer dans la classe, je me suis dit, tiens, celui-là il a une tête de bougnoule, il a une gueule de sale Arabe ! » Le visage du garçon se fige, il se tasse sur sa chaise. La jeune femme poursuit d'un ton tranquille : « Tiens, "sale pute" ou "crevard de feuj", ça te fait rire. Mais quand on dit "sale Arabe", tu ne rigoles plus du tout ? Moi non plus, quand on m'a traitée de sale Arabe, cela ne m'a pas fait rire ».

 

Dans ce climat d’intolérance et de bêtise, toute politique d'apaisement ou de compromis avec les censeurs religieux constituerait une abdication. Comme le disait Churchill à l'attention du Premier ministre Chamberlain rentrant de Munich après avoir signé les accords avec Hitler : "Vous aviez le choix entre la paix et l'honneur, vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre."

Prétendre qu’il faut se montrer responsable, comme l’ont avancé récemment le premier Ministre et son ministre des Affaires Etrangères est un encouragement à se taire ou à faire le dos rond alors qu’il s’agit de dire bien haut et sans ambiguïté notre refus de la censure et notre volonté de défendre la liberté d’expression.

Comme l'écrit André Gide dans son Journal, "il est certaine façon d'adorer Dieu qui fait l'effet d'un blasphème. Il est certaine façon de nier Dieu qui rejoint l'adoration".

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The Hollywood Sign

Publié le 4 Octobre 2012 par Olivier Mirguet dans Cinéma

Icône internationale et symbole fourre-tout, les lettres Hollywood surplombent Los Angeles. Mais avant de devenir synonyme de l'industrie du cinéma, le Hollywood Sign a eu une histoire mouvementée.
Hollywood SignHOLLYWOOD : retour sur neuf lettres blanches avec Hope Anderson, auteur d’un documentaire sur le célèbre panneau, Leo Baudry, historien du cinéma et Olivier Bonnard, écrivain et critique de cinéma français installé à Los Angeles.

Un sujet d'Olivier Mirguet pour Personne ne bouge, Arte

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D'Occident en Orient, de quoi la mort est-elle le nom ?

Publié le 30 Septembre 2012 par Jean Mirguet dans Philosophie

Vanité HirstNous étions une cinquantaine venus écouter, ce 22 septembre aux Prés Français, Michel Brun, psychanalyste et Thierry Receveur, professeur de philosophie qui intervenaient sous le thème de la mort, pensée du point de vue de l'Occident et du point de vue de l'Orient.

Belle et passionnante rencontre que vous pourrez (re)découvrir grâce à cet enregistrement réalisé par Christine Pierret (durée 2h23mn).

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Michel-Ange et le pape

Publié le 25 Septembre 2012 par Jean Mirguet dans Spectacles

J'espère que, comme moi, vous serez écroulés de rire en regardant cette vidéo des Monty Python, enregistrée à l'Hollywood Bowl de Los Angeles. Ne manquez pas d'en faire profiter les amis musulmans, catholiques, juifs, etc...Ça déridera peut-être les plus coincés d'entre-eux, spécialement les bigots qui, il est vrai, ne sont pas des gens spécialement marrants, tout particulièrement en ce-moment.

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Lettre de Philippe Torreton à Mrs Moussaoui et Boubaker

Publié le 23 Septembre 2012 par Jean Mirguet dans Politique

Je retransmets cette très pertinente lettre de Philippe Torreton, publiée le 19 septembre sur son blog :


Chers messieurs Moussaoui et Boubaker,

Autant vous le dire tout de suite je vous trouve plus lamentables que les plus fervents défenseurs d’un Islam radical hurlant leur haine dans les rues du Caire ou de Tunis. Eux au moins peuvent être considérés comme des fanatiques, c’est à dire des êtres conditionnés par des plus malins qu’eux car  le QI d’un fanatique religieux qui hurle devant les grilles d’une ambassade, d’un théâtre parisien ou dans un territoire occupé est en général inversement proportionnel à celui qui les manipulent, eux pour le moins ont la pauvreté, l’illettrisme, ou la peur comme fausse excuse. Mais vous, messieurs Moussaoui et Boubaker vous n’avez pas d’excuse , à moins que l’hypocrisie et la lâcheté en soient une…
Vous, comme les fous de dieux que vous êtes censés combattre en tant que représentants du culte musulman en France, en tant que leaders d’opinion, vous invitez les Musulmans de France à prendre la rue, à jeter des cailloux, à hurler comme des fous en leur disant que ces dessins sont des insultes, et des provocations…
La liberté d’expression ne se discute pas, il n’appartient pas à un Premier Ministre ni à un ministre des affaires étrangères, ni à un prêtre, ni à un Imam, ni à un représentant du culte musulman, ni à un éditorialiste de dire si un journal a raison de publier tel ou tel article, telle ou telle caricature, ni même à vous…. Seule la justice dans les pays libres comme le nôtre peut être saisie afin de juger ensemble s’il y a un délit. En revanche vous avez le droit de ne pas trouver cela drôle, c’est à dire  messieurs, vous pouvez critiquer.
Face aux caricatures de Charlie hebdo, vous auriez dû au pire les ignorer mais en tant que citoyen français vous auriez dû les défendre, oui les défendre, si vraiment l’Islam est une religion d’amour comme vous le dites, et je n’ai aucune raison de ne pas vous croire. Mais alors expliquez à vos ouailles ce que c’est que la tolérance, l’humour, la moquerie…et la critique.
Au lieu de cela vous incitez à la haine messieurs Moussaoui et Boubaker, vous parlez monsieur Moussaoui d’acte islamophobe à propos de ces caricatures mais les dessinateurs de Charlie hebdo n’interdisent pas aux croyants de croire, ils s’en moquent. Les dessinateurs de Charlie hebdo ne rêvent pas de voir Israël réduite en cendre mais critiquent la politique israélienne , ils n’interdisent pas  l’accès à l’éducation aux jeunes filles, ils ne rêvent pas de voir les programmes scolaires passés au crible de la religion , ils ne détruisent pas des lieux de cultes à coups de lance-roquettes dédicacées à Allah. Moi je vous retourne le compliment, vos difficultés à vous situer par rapport aux violences islamistes participent à favoriser l’ islamophobie.
Si demain des excités vont détruire des choses dans les  rues de Paris ce sera à cause de vous et non de Charlie Hebdo, car Charlie Hebdo est dans son rôle contrairement à vous.
Vous, vous devriez condamner la haine sans assortir constamment vos propos fades d’un “mais” ce petit mot des condamnations molles, je condamne les manifestations contre les ambassades américaines “mais”il faut reconnaitre que…
Quand on condamne il n’y a pas de mais….
La vérité c’est que dans votre tête vous n’avez pas encore assimilé l’Islam en Démocratie, vous avez peur de la foi non pratiquante, la foi intime qui ne regarde que celui qui croit, la foi qui ne donne pas de leçon aux autres, qui n’a pas besoin de costumes ni de postures pour exister, vous n’avez pas assimilé vous qui vivez en France pourtant la Démocratie, la République ni la Laïcité…
En fait l’islamophobie est votre fond de commerce, car elle resserre les rangs en même temps qu’elle fait serrer les poings, vous avez peur de la foi privée, de la “croyance vue de ma fenêtre”, celle qui a fait déserter les Églises françaises, car ce qui les remplissait ce n’était pas la foi mais l’endoctrinement, il en va de même pour les mosquées. Un jour des musulmans n’auront pas peur de dire qu’ils sont croyants et qu’ils mangent du porc et boivent de l’alcool, un jour des musulmans n’auront pas peur de dire que le ramadan est un souvenir lointain, que l’on peut croire sans bêler, que l’on peut croire sans rites et que personne n’a le pouvoir ni l’autorité de juger la foi de l’autre.
Au nom du peuple français et de ses valeurs, je vous demande donc de revenir sur vos condamnations et vos caricatures verbales et verbeuses, je vous demande de soutenir la liberté d’expression en expliquant aux excités de la crise de foi que des dessins même les plus crus ne peuvent pas abimer l’Islam, que ces dessins sont la preuve que votre opinion sera protégée par la loi… Et expliquez le ensuite à ce gouvernement de gauche, aux journalistes CSP+ qui pèsent le pour et le contre, croyant faire ainsi leur métier mais ne se rendant pas comptent qu’ils se tirent une vraie balle dans le pied. Expliquez le aussi aux Évêques de France qui en vous comprenant espèrent regagner une audience perdue.

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L'Islam enchanteur

Publié le 20 Septembre 2012 par Jean Mirguet dans Politique

Tout le monde (ou presque) aura vu le dessin de Charb qui fait la couverture de Charlie Hebdo de ce mercredi 19 septembre : il représente l’affiche de la sortie de Intouchables 2. On voit un rabbin valide, tout de noir vêtu, qui pousse le fauteuil roulant d’un imam handicapé, identique à son collègue mais vêtu de blanc. Réplique des deux dévots : « Faut pas se moquer ! ». C’est drôle, désopilant, spirituel, jubilatoire.

À l’intérieur de l’hebdomadaire, c’est un vrai festival de caricatures d’islamistes (plutôt que de Mahomet d’ailleurs), toutes plus tordantes les unes que les autres.

On connaît les réactions : majoritairement de solidarité avec Charlie, du moins en France sauf celles, déplorables, faux-cul, langue de bois du Premier Ministre socialiste Ayrault et de son ministre des Affaires Etrangères Fabius qui se sont interrogés sur la pertinence, dans le "contexte actuel", de la publication de caricatures de Mahomet par l'hebdomadaire satirique. Dans les pays arabes dominent évidemment les condamnations, que ce soit celles du porte-parole des Frères Musulmans en Egypte estimant que les caricatures insultent tout un peuple ou celles du parti tunisien Ennahda qui « condamne cette nouvelle attaque contre la personne du Prophète » ou encore celles de la Ligue Arabe qui parle de « dessins choquants et honteux ».

C’est manifestement beaucoup plus jouissif de s’exciter sur l’absence dans notre pays du délit de blasphème que de faire état de l’ouverture, cette semaine, du nouveau département du Louvre consacré aux Arts de l’Islam, célébrant l’extrême raffinement de l’art islamique et l’influence qu’il a exercé sur les Français pendant des siècles (voir le reportage diffusé sur Arte, le mercredi 26 septembre en soirée : « La main tendue : les arts islamiques au Louvre »).La Pyxide

« Les arts islamiques réenchantent le Musée du Louvre » titre Télérama, le musée abritant aujourd’hui l’une des plus belles collections du monde. On y apprend d’ailleurs que la croyance selon laquelle l’art islamique se distingue par son caractère non figuratif est erronée puisque deux des chefs d’œuvre de la collection du Louvre, la Pyxide d’al-Mughira et le Baptistère de Saint-Louis, en sont la réfutation ... comme les dessins de Charb et de ses collègues dessinateurs ?

De la même façon que les Arts Islamiques sont un réenchantement, les dessins de Charlie Hebdo sont une réjouissance pour l’esprit, en ceci qu’ils dénoncent la stupidité, non des musulmans mais de l’obscurantisme des extrémistes religieux, d’où qu’ils viennent comme ils dénoncent « l’étincelle de connerie dans un gigantesque entrepôt de misère et d’ignorance » (Télérama) de L’Innocence des Musulmans ... qui n’a rien à voir avec le génial Vie de Brian des Monthy Piton.

Bravo et merci au journal satirique d’avoir sorti ce numéro courageux. Qu’il continue à dire non aux dessins ayant la couleur et la saveur des ennuyeux niqab

Il n’y aucune raison de s’excuser ou de faire appel au sens des responsabilités comme on l’entend ici et là. Aucune raison de se coucher devant des fanatiques qui n’attendent que cela : qu’on s’écrase. Si tel était le cas, ils auraient gagné.

Il n’y a pas à transiger sur le droit à l’irrévérence, sur le droit de brocarder les bigots, les tartuffes et leurs religions.

Rire, bordel de Dieu ! clame l’éditorial de Charb qui écrit :

Peins un Mahomet et tu meurs.

Dessine un Mahomet rigolo, tu meurs.

Gribouille un Mahomet ignoble, tu meurs.

Réalise un film de merde sur Mahomet, tu meurs.

Tu résistes à la terreur religieuse, tu meurs.
Tu lèches le cul aux intégristes, tu meurs.

Prends un obscurantiste pour un abruti, tu meurs.

Essaie de débattre avec un intégriste, tu meurs.

Il n’y a rien à négocier avec les fascistes.

La liberté de nous marrer sans aucune retenue,

La loi nous la donnait déjà, la violence systématique

des extrémistes nous la donne aussi.

Merci, bande de cons.

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