Dans le Huffington Post du 25 mars, Anne Sinclair, sa directrice éditoriale, aligne une compilation des « je n’en peux plus » de l’actualité de la semaine. Salutaire exercice qui m’a donné, à moi également, l’idée d’aligner les ras-le-bol de toutes natures qui, en ce-moment, font obstacle à l’arrivée du Printemps !
Alors, voilà :
-J’en ai as le bol de la mollesse de mon Mac dont la lenteur devient de plus en plus exaspérante.
-J’en ai ras-le-bol d’On va tous y passer, l’émission de Frédéric Lopez sur France-Inter, mélange de ton doucereux et d’humour vulgaire comme celui de Daniel Morin.
- J’en ai ras-le-bol des crétins qui vandalisent les parcmètres dans ma rue et des barbares qui bombent les façades des immeubles récemment ravalées.
- J’en ai ras-le-bol de la banalisation du FN et des discours faussement bonhommes et fallacieux de la fille Le Pen et de Philippot.
- J’en ai ras-le-bol de l’indignation des hommes politiques et des injures qu’ils adressent aux juges.
- J’en ai ras-le-bol des croûtes accrochées aux murs des espaces socio-culturels communaux par les autoproclamés artistes.
- J’en ai ras-le-bol de la langue de bois de Coppé et Wauquiez.
- J’en ai ras-le-bol de ne pas posséder de chemises blanches à col droit comme celles de BHL, achetées chez Charvet, à 350 € pièce.
- J’en ai ras-le-bol des patients qui prennent rendez-vous et ne viennent pas.
- J’en ai ras-le-bol de la stérilité d'Obama au Proche-Orient dont les discours, moralement justes, restent sans effet.
-J’en ai ras-le-bol des dérives populistes de Mélenchon qui deviennent de plus en déplacées.
- J’en ai ras-le-bol de la jouissance obscène de ceux qui ne cessent de railler François Hollande.
- J’en ai ras-le-bol du fascisme vert des islamistes.
- J’en ai ras-le-bol des bien pensants flagorneurs et de leurs discours grandiloquents, des dévots et hommes de Bien. Ils devraient lire ou relire Le discours de la servitude volontaire de La Boétie.
- Comme Anne Sinclair, j’en ai ras-le-bol des impôts qui devraient augmenter, de l'austérité qu'on devrait bannir, de la croissance qui ne revient jamais.
- J’en ai ras-le-bol des Trissontin dont l’emphase et le verbiage cherchent à flatter et à jeter de la poudre aux yeux pour éblouir ceux qui, laïcs ou religieux, politiques ou psychanalystes, se prosternent.
- J’en ai ras-le-bol de la jubilation des pédants qui s’arrangent pour se trouver au cœur de la polémique, diviser pour faire parler d’eux et révéler les faiblesses de chacun.
- J’en ai ras-le-bol des maltraiteurs de la langue.
- J’en ai ras-le-bol des militants de la transparence et de la
traçabilité, des massacreurs du secret. « L’enfer est né d’une indiscrétion », disait Céline. A quoi Philippe Muray ajoute :
« On a dissipé le brouillard. On a dissipé le secret. L’indiscrétion totale, c’est l’Enfer moderne, avec son ersatz de
plaisir sous forme d’exhibition obligatoire ».
- J’en ai ras-le-bol des thuriféraires d’un monde sans Mal, entièrement positif : rien n’est pire qu’un tel monde.
- J’en ai ras-le-bol ....
A vous d’allonger la liste si le cœur vous en dit. Envoyez-moi vos ras-le-bol, je les ferai figurer dans une rubrique « Ras-le-bol ».
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Dans le dernier numéro de la revue Etudes
quelques années avant que n’éclate la guerre de Sécession qui mettra
fin à l’esclavage aux Etats-Unis. Avant que ne se déclenche la Guerre civile américaine, Tarantino nous propulse sans ménagement au cœur de la barbarie esclavagiste du Sud, en ne lésinant pas sur
les scènes de violence, sur les gros plans gore où giclent le sang, les entrailles, les os explosés par les balles de revolver.
Dans Funny games
On
connaît l’aphorisme provocateur de Lacan : « Il n’y a pas de rapport sexuel », formule emblématique d’une impossible jouissance et d’une chimérique complémentarité homme - femme,
voués à ne jamais s’entendre, ce pourquoi la plupart d’entre eux passent leur vie à se chercher ... et, quelquefois, à se rencontrer. Le sujet, dans l'acte sexuel, ne rencontre ni l'objet de son
désir que l'autre paraît représenter pour lui, ni la complétude qu'il escompte d'une telle expérience.